Revue de presse : déconfinement signifie-t-il retour au monde d'avant ?

Et un conseil de sécurité très, très, très attendu ce matin est à la une de tous les journaux.

4 images
© Tous droits réservés
© Tous droits réservés
© Tous droits réservés

Un souffle printanier

Ce conseil de sécurité qui pourrait prononcer un retour à la vie (presque) normale. Et c’est précisément le titre de l’Avenir, ce matin.

Avec aussi un probable feu vert pour les voyages à l’étranger et une probable annonce de la réouverture de l’Horeca.

Seules les boîtes de nuit et les grands rassemblements devraient encore attendre. Tout cela bien sûr à confirmer dans la journée. Tout comme la une de SudPresse

La Capitale qui mise sur une autre mesure : "La fin de la règle des 4 personnes.Vous allez revoir vos proches, titre ou disons espère le quotidien, en Une.

Il y a comme une bourrasque d’air frais qui va souffler, prévient L’Avenir. Comme un souffle printanier qui aère soudain une pièce où l’air est devenu étouffant.

Désormais nous allons réintégrer un mode de fonctionnement beaucoup plus ouvert.

Désormais les restrictions feront figure d’exception. Et il nous faudra donc, en quelque sorte, réapprendre à l’envers. Réfléchir non pas ce qui est autorisé quand tout est interdit…

Mais réfléchir à ce qui reste encore interdit quand le reste est permis !

 

 

Toute la nuance est dans le "presque"

Attention à ne pas confondre : " Nous sommes encore très loin du comme avant ".

Mais la Libre l’admet, lentement, prudemment et sûrement, la planète se déconfine, presque…

Tout l’absurde est là, dans ce petit mot, ce presque qui demeure.

Imaginerait-on un retour presque comme avant. Un presque retour ? Voir un " presqu’avant ". C’est pourtant bien cela qui nous est imposé.

Durant de longues semaines, nous avons adopté le plus contre-nature des comportements pour un être humain : rester chez soi, porte close. Visiblement, cela a fonctionné. Le virus s’est endormi…

Car le Coronavirus n’a pas disparu. Il n’est pas terminé. Pas parti. Pas guéri.

Non, les spécialistes sont formels. Il est toujours là, disons assoupi, ou presque. Cela nous contraint à une sorte de gymnastique un peu complexe.

Il nous faut continuer à respecter la distanciation sociale, physique.

Mais tout en se rappelant que cet éloignement forcé ne doit, ne devra jamais devenir la norme de nos vies.

Garder la distance, le temps de…

C’est en somme ce qu’explique la Libre, en écrivant un joli paragraphe.

Revoici le temps de vivre et d’aimer.

Ne le gâchons pas en nous précipitant trop vite dans les bras de nos amis.

Aime-les. Aimons-nous fort, mais de loin.

Pour pouvoir un jour à nouveau serrer nos proches contre notre cœur.

Ce conseil de vie, très concret. Il se prolonge presque dans la réflexion du Soir.

Le quotidien lui plaide pour ménager le court et le long terme. Pas trop d’effusion, maintenant, pour préserver demain, soutenir le court terme aujourd’hui, et prévoir le long pour la suite.

Le Soir lui, applique ce conseil-là à la reprise en Belgique. Il faut court terme, soutenir l’activité de manière très ciblée pour éviter la faillite des entreprises, soutenir aussi le citoyen pour éviter sa banqueroute privée.

Mais il faudra aussi, à long terme, soutenir les entreprises et leur solvabilité…

Et ça, dit le Soir, pas question de le reporter " au prochain gouvernement Puisque les Belges connaissent désormais la réalité de l’expression : " une tâche renvoyée au prochain gouvernement, revient à dire, à jamais. "

 

 

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK