Remous au parti populaire

Remous au parti populaire
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Il y a donc du remous au parti populaire.

Une nouvelle fois le parti est marqué par une séparation fracassante. Ça devient décidemment un marqueur du parti populaire. Donc le député wallon, le discret André-Pierre Puget s’en va avec son siège.

Ce qui n’est pas anodin, si vous comptez bien, c’est que le parti populaire va perdre son seul député wallon et la moitié de sa représentation parlementaire au niveau national, puisque le seul député restant est Aldo Caraci au fédéral.

On disait donc ces divisions font partie de l’ADN du Parti. Dès la naissance même le parti populaire est marqué par la séparation entre Michael Modrikamen et Rudy Aernoult, puis par la division entre Michael Modrikamen et Laurent Louis, puis par la séparation entre Michael Modrikamen et André Pierre Puget. Ça fait beaucoup…

Est-ce qu’il y une explication évidente à ces divisions en série ?

D’abord c’est la personnalité, le mode de gestion du président Michael Modrikamen. C’est la première explication. Michael Modrikamen, sorti plus ou moins célèbre de l’Affaire Fortis s’est senti investi d’une mission. Et depuis il semble qu’il accepte assez difficilement la contradiction.

Deuxième élément lié, c’est qu’au gré de l’évolution de Michael Modrikamen, la ligne du parti a changé parfois de manière spectaculaire. Ça a été le cas sur l’avenir de la Belgique, c’est le cas aussi sur l’immigration et l’insécurité. D’un parti très libéral et européen le Parti Populaire est devenu de plus en plus conservateur et souverainiste, cherchant son modèle dans l’UDC Suisse, ou le UKIP anglais. Le tout avec un succès relatif aux élections…

Avec André Pierre Puget c’est quelque part l’Aile Gauche du parti qui s’en va…

Oui si l’on veut, c’est lui-même qui se définissait ainsi. Et c’est lui-même qui explique je cite " que l’immigration est devenue l’unique problématique sur laquelle s’exprime le parti " ce qui le dérange…

Réponse du PP qui entend plus que jamais privilégier la lutte contre l’islamisme et l’immigration…

Le Parti Populaire continuera donc, privé de représentation dans le sud du pays.

Si vous comptez bien, dans sa jeune histoire le parti populaire a fait élire trois députés, deux ont quitté le parti en cours de route. Difficile avec un tel bilan d’être encore crédible et sérieux face à l’électeur…

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