Que faut-il retenir des élections en Flandre ? Le résumé en 5 points

Que faut-il retenir des élections en Flandre ? Le résumé en 5 points
Que faut-il retenir des élections en Flandre ? Le résumé en 5 points - © Tous droits réservés

Comment se sont passées les élections dans le nord du pays ? La vague verte prévue avant les élections s’est transformée en vague noire, la N-VA perd du terrain mais reste le plus grand parti et le PTB fait son entrée à la Chambre et au Parlement flamand.

1.Le Vlaams Belang, grand gagnant

Il est indéniable que le Vlaams Belang est le grand gagnant de ces élections. Les résultats du parti de Tom Van Grieken ont fortement augmenté. Au Parlement flamand, le parti d’extrême droite est passé de 6 à 23 sièges. À la Chambre, le Vlaams Belang devient le troisième parti dans l’hémicycle.

Le président du Vlaams Belang, Tom Van Grieken, déclare que son parti est prêt à participer à une coalition : « Il ne s’agit pas d’un dimanche noir, mais d’un dimanche d’espoir. Nous voulons prendre nos responsabilités. » Il souhaite ainsi se présenter comme un parti respectable et espère que le cordon sanitaire soit brisé.

L’une des raisons de la montée du Vlaams Belang en Flandre est la tactique du parti dans les réseaux sociaux. Les partis francophones ne se réjouissent pas de la percée du parti d’extrême droite.


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2. La N-VA perd des plumes, mais reste la première

Même si elle a perdu environ 6%, la N-VA reste le premier parti en Flandre. Dans son discours devant les militants, Bart De Wever a déclaré : « J’ai de mauvaises nouvelles et de bonnes nouvelles : nous avons perdu les élections, c’est clair et net, mais nous restons de loin le premier de Flandre. » Pour le leader de la N-VA, les conclusions sont claires en Flandre : « On n’assiste pas à une vague verte. C’est la vague du centre-droit, de la droite et nationaliste flamand ».


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Interviewé par la VRT, le leader de la N-VA n’exclut pas de collaborer avec le Vlaams Belang : « La N-VA n’a jamais soutenu le cordon sanitaire. Nous ne sommes pas pour, nous ne sommes pas non plus en faveur de certains points du Vlaams Belang, notamment certaines personnalités du parti qui ont des relations douteuses et que le passé rattrape. »

3. Les partis traditionnels perdent du terrain

Que ce soit les libéraux, les socialistes ou les chrétiens-démocrates, tous les partis traditionnels flamands ont perdu des points à la Chambre et au Parlement flamand. En 2014, le sp.a avait déjà enregistré un score historiquement bas. Cette fois-ci, les résultats des socialistes flamands. Pourtant, le président John Crombez relativise les dégâts : « Il est clair que les résultats électoraux sont radicaux. Nous avons osé renouveler. je suis content de ce résultat. Je souhaite bonne chance aux nouveaux élus. »

Le président du CD & V, Wouter Beke, est pour sa part déçu des résultats des chrétiens-démocrates : « Avec nos résultats, la modestie est de rigueur. Nous serons modestes, mais également responsables les prochains jours si nous le demandons ». La candidature de Hilde Crevits au poste de ministre-président de la Flandre n’a pas pu faire progresser le CD & V.

Gwendolyn Rutten, la présidente de l’Open Vld, a quant à elle d’ores et déjà déclaré qu’elle ne voulait pas collaborer avec les partis d’extrême droite et de gauche : « Comme je l’ai dit avant les élections, il n’est pas question que notre parti gouverne avec le Vlaams Belang. »

4. Le PTB fait son entrée au Parlement flamand

En Belgique francophone, le PTB-PVDA enregistre une montée spectaculaire. Au Parlement flamand, le parti de gauche radicale fait son entrée pour la première fois dans l’hémicycle avec trois députés PTB. « Nous sommes le deuxième gagnant des élections », se réjouit Peter Mertens, le président du seul parti uni à l’échelle belge. Il fait une allusion à la mythologie grecque : « David s’est battu et va rentrer au Parlement. »

C’est dans le canton d’Anvers que le PTB enregistre les meilleurs scores en Flandre. Grâce à ses 11,5%, le PTB va pouvoir envoyer deux députés flamands : Jos D’Haese et Lise Vandecasteele. Le président du parti, Peter Mertens, va siéger à la Chambre. Il est la troisième personnalité la plus populaire dans la circonscription anversoise pour les élections fédérales, avec 45727 voix de préférence.

5. La vague verte n’a pas eu lieu

Alors qu’Ecolo a le vent en poupe en Belgique francophone, la vague verte a eu des difficultés à dépasser la frontière linguistique. Les écologistes flamands ont augmenté leur pourcentage d’environ 1% pour dépasser la barre des 10%.

Ecolo et Groen ont fêté ensemble leur réussite électorale à Bruxelles. Zakia Khattabi, la co-présidente d’Ecolo a remercié les militants et les électeurs. « Ils ont compris qu’il fallait répondre à l’urgence climatique. » La présidente de Groen Meyrem Almaci a ensuite pris la parole : « Nous pourrions devenir le premier groupe au fédéral. »

Les élections en Flandres en 5 vidéos

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