PS: la guerre des Roses (nouvelle saison)

Philippe Walkowiak
Philippe Walkowiak - © RTBF

Sans en rajouter sur la guerre entre rose rouge (Lancastre) et rose blanche (York), sur cette Guerre des Roses qui a inspiré plusieurs tragédies à Shakespeare, le parti socialiste se retrouve plongé dans ces querelles sauce liégeoise qu’il a souvent connu et dans lesquelles les présidents successifs qu’ils s’appellent Spitaels, Busquin ou Di Rupo ont toujours pris bien soin de ne pas se mêler.

Au PS encore plus que dans d’autres partis, Liège a toujours été l’exception.

Principauté

Contrairement aux affaires carolorégiennes d’il y a plus de 10 ans où on était plus dans la magouille à le petite semaine d’une bande de Pieds Nickelés qui outrepassaient les lois, il n’y a rien de tout cela à Liège.

En principauté, il y a un véritable projet politique d’une implantation économique publique forte devant profiter au bassin liégeois. Et jusqu’ici, Nethys/Publifin semble avoir respecté tous les prescrits légaux et paraît même avoir mis un point d’honneur à ce que toutes les constructions juridiques soient sur ce point irréprochables.

Stéphane Moreau n’aura eu de cesse que de construire un modèle péri-publique avec les règles (et les appointements) du privé. Le débat présent n’est donc " que " éthique, d’où également le vent de panique dans les états-majors socialistes, d’autant que les faits actuels étaient connus depuis belle lurette.

De plus, Elio Di Rupo, Paul Magnette ou Laurette Onkelinx ont face à eux un "bloc liégeois " qui va sans doute au-delà du PS, comme en témoigne le refus de toute expression du président du MR liégeois… Daniel Bacquelaine.

Bras-de-fer

Devant la terrible dévalorisation de l’image du parti, les ténors " non-liégeois " du PS tentent de parer au plus pressé. Mais puisque les règles actuelle sont formellement respectées, il ne reste que surenchère verbale ou incantations à l’adresse de Stéphane Moreau qui doit bien rire sous cape. Le système Publifin-Nethys a été littéralement conçu pour être légalement inexpugnable tant par la Justice que par le boulevard de l’Empereur.

Entre un Elio Di Rupo qui demande la fin du cumul bourgmestre-patron, Paul Magnette qui entend " reprendre la main " ou Laurette Onkelinx qui réclame un " pas de côté " vous obtenez un Jean-Claude Marcourt qui recadre sèchement Laurette Onkelinx : La sortie de Laurette Onkelinx est inappropriée en ce sens que ce n’est pas Moreau qui est à la manœuvre chez Publifin ! On doit clarifier les règles, mais pour tous. Il n’y a pas de problème " Moreau " en tant que tel. Mais une évolution des règles à avoir de manière globale sur les interdictions de cumuls. On peut aussi s’interroger sur le cumul bourgmestre-ministre de la même manière…

Et pan sur le nez de Paul Magnette pour conclure !

L’affaire Publifin se transforme nouvelle guerre interne au Parti Socialiste, ce vieux parti malade de ses vieilles pratiques qu’il espérait remisée dans les armoires de l’Histoire. La Principauté se prépare aux assauts venus de Bruxelles ou Namur.

 

@PhWalkowiak

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