Partis cherchent second souffle

Philippe Walkowiak
Philippe Walkowiak - © RTBF

Maintenant que les majorités s’installent dans les communes et les provinces, les partis vont pouvoir basculer dans la campagne suivante.

Il reste quelques zones d’ombre : quelles majorités à Gand, Anvers ? à la Province de Hainaut (ECOLO pourrait y remplacer le MR, l’allié du PS depuis un quart de siècle), etc.

Bilan

Chacun est aussi en train de faire son propre inventaire des majorités gagnées ou perdues, des échevins glanés çà et là.

Ainsi ECOLO va voir son nombre de responsables locaux exploser. Les Verts sont désormais associés à la gestion de la plupart des grandes villes (Bruxelles, Charleroi, Mons, Tournai, La Louvière, …). DéFI décroche lui aussi des échevins (Tubize, Fleurus) et un député provincial (Namur). Le MR fera sans doute un bilan plus amer : dehors à Charleroi, La Louvière, Anderlecht, Tournai, Bruxelles, Ixelles … que compense mal Liège.

Le PS sort éreinté mais conserve l’essentiel (ses bourgmestres). Le cdH se trouve dans une situation similaire mais peut se poser des questions sur son avenir au vu de ses résultats. Dans les provinces de Hainaut (10%), de Liège (8,9%) et Brabant Wallon (8,8%), soit 80% de la Wallonie, le cdH est en passe d’être rayé de la carte !

Enfin le PTB a obtenu ce qu’il était venu chercher : de bons résultats, pas de responsabilités et une force intacte pour la suite.

Perspectives

Le 26 mai 2019, c’est aujourd’hui. Chaque parti l’a assimilé et intègre désormais le résultat communal/provincial dans sa stratégie de campagne. Fort de sa logique du décumul, ECOLO risque de connaître quelque peine à confectionner ses listes mais entend capitaliser sur le succès du 14 octobre. Mot d’ordre : ne pas casser la belle dynamique.

Tout à l’inverse, le MR a déjà décidé de changer son fusil d’épaule. Les libéraux vont mettre du vert et du social dans leur communication politique. Ils seront isolés pour défendre les bilans gouvernementaux et justifier leurs options. Les communales démontrent que le mantra jobs, jobs, jobs ne suffit visiblement pas.

Les socialistes sont à leur niveau historique le plus bas et vont tenter de prouver qu’ils incarnent l’alternative la plus crédible aux politiques actuelles tout en croisant les doigts pour qu’il n’y ait pas de nouvelles affaires. Il leur reste une dynamique à créer et une place dans le dispositif électoral pour Paul Magnette, principal atout mais coincé à Charleroi par les règles anti-cumuls du PS.

Le cdH tentera de résister, prouver qu’il a un avenir en dehors de Namur-Luxembourg. C’est une question de survie.

Entre remise en question et dynamique nouvelle, trouver un second souffle dans ce marathon électoral.

 

@PhWalkowiak

 

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