Maxime Prévot: « Le tassement de la N-VA ne peut pas être une source de satisfaction »

Comme bon nombre de ses confrères président de parti, Maxime Prévot, le chef de file du cdH s'est laissé aller au jeu de la déclaration publique face aux affiliés centristes. « Nous devons acter ce soir avec une profonde tristesse mais aussi une profonde inquiétude, l'augmentation dramatique des résultats du Vlaams Belang en Flandre« , a-t-il déclaré d'un ton morne.

S'il a souvent déclaré durant la campagne qu'un score élevé de la N-VA ne serait pas une bonne chose, il revient sur ses propos : « Chacun craignait une poussée de la N-VA qui aurait été de nature à rendre impossible ou à tout le moins extrêmement difficile toute constitution de majorité constructive au niveau fédéral. Au final, on se rend compte que le tassement de la N-VA ne peut même plus être une source de satisfaction à elle seule dès lors que le Vlaams Belang progresse dans une telle proportion. » Maxime Prévot s'est dit « meurtri de voir quel espace politique l'extrême droite en Flandre pourrait acquérir demain suite à ce scrutin ».

L'impact de la montée de l'extrême droite peut d'ores et déjà nous faire frémir

Mais il estime aussi que le  « danger » que représente la N-VA n'est pas écarté, bien au contraire. « Je suis sidéré d'entendre que la N-VA pourrait considérer que le cordon sanitaire autour du Vlaams Belang pourrait être remis en cause. Ces deux formations politiques ensemble, avec l'appoint de l'extrême gauche, obtiendraient plus de 50% des sièges au Parlement flamand », estime-t-il. 

Concernant l'impact de cette tendance d'ouverture à l'extrême droite, reste  « incertain » selon le président du cdH mais il explique qu'il « peut d'ores et déjà nous faire frémir ». D'autant que  « après 4 petits mois de présidence », Maxime Prévot assure qu'il aurait aimé livrer un message exclusivement positif. Cette ambition est ternie par la « réalité flamande », explique le bourgmestre de Namur. « Cela doit nous imposer la plus grande vigilance et beaucoup de modestie quant aux résultats dans les partis francophones du pays ».

« Je suis néanmoins heureux et reconnaissant de constater que les résultats qui se profilent, s'ils seront inférieurs aux résultats de 2014, seront néanmoins supérieurs aux sondages pessimistes des dernières semaines. C'est la preuve que notre projet est moderne, volontariste, progressiste », ajoute-t-il. « C'est aussi la preuve que le cdH s'apprête à rester encore et toujours une force politique qui soit prête a diriger l'action publique avec des résultats plutôt que des slogans. »

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK