Louis Michel (adle)

Pour l'ancien ministre des Affaires étrangères belge, les parlementaires européens, la prise en main de la question de la protection des données par les institutions européennes fait en sorte qu'on ne laisse pas le champ libre "aux opportunistes et aux cyniques" actif dans le secteur des nouvelles technologies.

D'après l'eurodéputé libéral, le compromis voté le 21 octobre 2013 par la commission Libertés civiles du Parlement offre une meilleure protection au citoyen européen et répond à un besoin impératif de légiférer en la matière face aux moyens dont disposent aujourd'hui les géants du web.

Dans le cadre de ce débat, l'élu réformateur s'est retrouvé au centre d'une vive polémique. Celle-ci concernait des amendements déposés en son nom et qui correspondaient aux desiderata de lobbies opposés à un approfondissement de la protection de la vie privée des usagers du net.

Il s'est défendu d'avoir été lui-même à l'origine de ces amendements et tenait face à notre micro des propos très volontaristes concernant la protection des données privées. Il estimait notamment que quand bien même ces règles rendraient la tâche des entreprises européennes plus difficile pour concurrencer leurs rivaux étrangers. "Tout ne peut pas se faire dans une société démocratique" au nom de la compétitivité, déclare-t-il notamment.

"En tant que libéral, je me vois mal ne pas défendre de manière prioritaire la vie privée des gens", nous a-t-il également précisé.

 

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