Lilly s'emmêle les pinceaux

Lilly s’emmêle les pinceaux
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Imaginez un peu. Vous faites un flash radio. Tout va bien. Votre respiration est contrôlée, votre ton posé… Vous êtes même plutôt en confiance, pour une fois. Et là, c’est LA boulette. Vous envoyez un sonore, c’est-à-dire un bout d’interview, qui n’est pas du tout le bon. Au lieu d’entendre l’un des politiques les plus importants de République démocratique du Congo, les auditeurs entendent Mme Lucette qui vante la tarte al’djote de Nivelles. Le plus dur, après ça, ce n’est évidemment pas d’arrêter le sonore, mais bien d’encaisser le blanc que vous créez sur antenne, et de trouver comment enchainer… 

Heureusement, ce genre de situation n’arrive pas  trop souvent, car il existe une personne qui est là pour gérer la diffusion des sons et des reportages… J’ai nommé, bien sûr, l’ingénieur son. Il est là presque 24h sur 24h. Néanmoins, lors de certaines plages horaires, rares et périlleuses, le journaliste doit lui-même gérer les sonores qu’il envoie vers l’antenne. C’est lors d’une de ces séances sous haute tension que peut se dérouler ce genre de scène. Personnellement, j’en ai vécues de très semblables, et il est très rare que quelqu’un n’ait jamais vécu de couacs à l’antenne. C’est inévitable, et cela fait partie des aléas du direct, comme on dit. Seulement, la différence entre les débutants et les moins débutants, c’est justement que les expérimentés retombent beaucoup mieux sur leurs pattes. Ils en ont déjà vu d’autres… Un reportage qui n’arrive pas à temps, le téléphone d’un correspondant qui se coupe en plein direct, et j’en passe. Bref, ils sont plus habitués à jongler entre les informations et à remanier leur texte en direct. Bon, et sinon, elle est bonne, cette tarte al’djote, Mme Lucette ?

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