Les enjeux des élections: le 26 mai dans le Hainaut

Les enjeux des élections: le 26 mai dans le Hainaut
Les enjeux des élections: le 26 mai dans le Hainaut - © JAMES ARTHUR GEKIERE - BELGA

Le Hainaut est le plus important pourvoyeur de députés de Wallonie et à la Chambre, il constitue même la plus importante circonscription francophone. Le Hainaut pèse 18 députés fédéraux et 27 (des 75) députés wallons. Autant dire que pour les partis francophones, un bon résultat en Hainaut est vital.

A la Chambre

La province est historiquement « rouge » depuis un siècle mais cette toute puissance s’érode de scrutin en scrutin.

En 2014, le PS y trustait encore la moitié des sièges (9) mais en dénombrait encore 11 en 2010. Le MR en décrochait 5 (+1) pour seulement 2 au cdH (=) et 1(-1) à ECOLO et au nouveau venu PTB.

Cette fois, on reprend (à peu près) les mêmes : Elio Di Rupo emmènera la liste socialiste, Catherine Fonck celle du cdH, Jean-Marc Nollet ECOLO, Marco Van Hees le PTB tandis qu’au MR, Denis Ducarme (3ème en 2014) remplace Olivier Chastel à la tête de liste.

Au niveau des voix de préférence, il n’y avait pas eu de match : Elio Di Rupo 181.964 suffrages sur son nom. Ses rivaux d’aujourd’hui se trouvaient tous en dessous de 25.000 voix.

Au vu du scrutin provincial d’octobre et des enquêtes d’opinion, les trois partis « traditionnels » se voient à la peine. Ce recul se poursuivra-t-il ? Dans quelle ampleur ? ECOLO et PTB confirmeront-ils ?

Par ailleurs, les listes Destexhe présentent la dissidente MR, Patricia Potigny. A la droite de la droite, on retrouve aussi deux présidents de parti : Mischaël Modrikamen (PP) de retour sur ses terres natales, et Aldo Mungo (La Droite). Enfin DéFI sera emmené par l’avocate de Frasnes-lez-Anvaing, Alexandra Dupire.

Pour toutes ces formations, l’ambition reste de décrocher un siège et donc passer la barre fatidique des 5%.

A la Région

Précaution d’usage : il a fallu revoir les limites des circonscriptions hennuyères pour le Parlement de Wallonie et il sera donc hasardeux le soir du scrutin de comparer les résultats.

Seule exception : Mons, qui envoie 5 députés à Namur. En 2014, le PS en avait décroché … 3, pour 1 au cdH (Carlo Di Antonio) et 1 au MR (Jacqueline Galant). Le mach s’annonce serré entre ECOLO (emmené par l’ex-chef de groupe au Parlement Wallon, Manu Disabato), le PTB du conseil communal montois John Beugnies, le cdH du ministre Di Antonio, le MR de Jacqueline Galant et Richard Miller et le PS emmené cette fois par la députée wallonne Joëlle Kapompole et le bourgmestre de Quaregnon Jean-Pierre Lepine.

En Wallonie Picarde, on retrouve comme en 2014 Rudy Demotte (PS), Jean-Luc Crucke (MR) face à Mathilde Vandorpe, députée cdH et Bénédicte Linard (ECOLO). Dans l’ancienne circonscription, le PS décrochait 3 sièges pour 2 au MR et au cdH.

Vieille revendication locale, il y a désormais un arrondissement du Centre autour de Soignies et La Louvière qui délivre 5 tickets pour Namur. S’y opposent le bourgmestre PS de Binche Laurent Devin, les députés wallons Olivier Destrebecq (MR) et François Desquesnes (cdH) avec les nouveaux venus Valentine Place (ECOLO) et Antoine Hermant (PTB). 

La circonscription de Charleroi, agrandie de quelques localités de la Thudinie, choisit désormais 10 députés. Le PS, qui lors des derniers scrutins flirtait avec les 40% des voix sera emmené par l’ex-ministre Paul Furlan. Face à lui, Nicolas Tzanetatos (député wallon MR), Julien Matagne (cdH), Christophe Clersy (ECOLO) et Germain Mugemangango (porte-parole francophone du PTB).

En Hainaut, peut-être plus qu’ailleurs, on devrait mesurer la capacité de résistance des trois partis « habituels » face aux montées annoncées (?) d’ECOLO, du PTB voire de DéFI, du PP ou des listes Destexhe.

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