Les Coulisses des Pouvoirs - Tragédie grecque au Vlaams Belang

Les Coulisses des Pouvoirs - Tragédie Grecque au Vlaams Belang
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Le Vlaams Belang est dans la tourmente. Le parti se divise sur la place publique. Une grosse querelle, une querelle de génération, une querelle d’autorité, de ligne politique aussi. Et qui fait craindre à certains une possible sécession au sein du parti.

L’histoire commence en Grèce, ou se sont rendus il y a quelques jours plusieurs députés du Vlaams Belang. Dont la sénatrice Anke Van dermeersch et le député flamand Filip Dewinter, l’ancien président du Vlaams Belang.

Il se sont rendus en Grèce pour s’informer de la situation migratoire. Il se sont notamment rendus sur l’île de Chios, ils ont visité un camp et conversé avec les autorités du port. Les photos de ce voyage ont largement circulé sur les réseaux sociaux. Problème, leur visite était guidée, guidée par des cadres de l’Aube Dorée, c’est le parti d’extrême droite grec.

Pourquoi est-ce un problème qu’un parti d’extrême droite parle avec un autre parti d'extrême droite?

Parce que l’Aube Dorée est beaucoup plus extrême encore que le Vlaams Belang. Aube dorée est clairement néonazi avec tout ce qui va avec les symboles, les appels à la violence raciste, la violence tout court d’ailleurs puisque des milices d’Aube dorée s'arroge des missions de sécurité dans certains quartiers d’Athènes.

Or, le nouveau président du Vlaams Belang, le bien nommé Tom Van Grieken ne veut pas entendre parler des néonazis grecs. Il est sur une ligne de dédiabolisation de Marine Le Pen. Pour l’instant ça lui réussit plutôt bien. A 30 ans, Tom Van Grieken grignote lentement à la N-VA l'électorat qu’elle lui a chipé et compte bien imposer son autorité.

Il a donc, en urgence, ce week-end sanctionné les participants. Anke Van dermeesche a été exclue du conseil du parti, privée de son siège de sénatrice, les autres écopent d’un rappel à l’ordre, même donc Filip Dewinter, la figure historique du succès du Vlaams Blok et du Belang s’est fait taper sur les doigts.

Et il n’a pas apprécié…

Même si il a présenté ses excuses si il s’était fait mal comprendre, il a fait savoir qu’il était très déçu de son parti, estimant qu’il n’avait pas pu se défendre. Anke Van dermeersch a dit qu’elle ne démissionnerait pas.

La querelle pourrait encore prendre de l’ampleur puisque le Vlaams Belang doit bientôt désigner ses tête de liste pour les élections locales. Et à Anvers, mère de toute les batailles flamandes, il se dit que Tom Van Grieken pourrait s’imposer contre Filip Dewinter. Tuer le père en quelque sorte, comme dans une tragédie grecque.

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