Les Coulisses des Pouvoirs - Mafia Blues à Liège

Les Coulisses des Pouvoirs - Mafia Blues à Liège
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Paul Furlan a sauvé sa tête et promet de faire le ménage. Pourtant le malaise lié à Publifin reste entier. Et la polémique gronde toujours notamment autour d’un mot… Mafia !

C’est ce mot "Mafia", utilisé par le chercheur François Gemenne dans Soir Première d’Arnaud Ruyssen. Voilà un système de nature mafieuse, avec comme Parrain Stéphane Moreau. Tout ceci lui a valu une plainte de la part de Nethys et beaucoup de réactions négatives du côté de Liège. Alors évidemment si on prend au pied de la lettre la définition d’une mafia, une organisation criminelle secrète hiérarchisée spécialisée dans les activités illégales. On n'y est pas. Les activités sont jusqu’à preuve du contraire, légales, encadrées par un décret, il n’y a pas de dimension criminelle...

François Gemenne à voulu dénoncer un système qui à deux caractéristiques

Il y a d’abord cette réalité de l'exercice du pouvoir liégeois qui fonctionne avec ses propres codes. Avec un PS très dominant. Un partage d’influence entre Jean-Claude Marcourt à la Région, Willy Demeyer à la ville et la fédération, Stéphane Moreaux dans l’économie avec Nethys qui prend de plus en plus de pouvoir. C’est aussi un PS qui a des relais puissants dans les syndicats avec Thierry Bodson ou dans les mutuelles avec Jean-Pascal Labille. Il y a un monde cohérent, presque clos de l’exercice du pouvoir Liégeois, le cdH et le MR sont un peu contraints et forcés de s’associer pour partager une petite partie du pouvoir, dans les communes, à la Province, ou dans les nombreuses structures publiques où les mandats sont largement distribués pour que le système soit accepté de tous. Et ces décisions restent à Liège. Les présidents de partis interviennent moins qu’ailleurs. Tout ça donne un caractère fermé, opaque qui est à la base de la comparaison de François Gemenne...

C’est aussi un monde politique très intégré, autonome, et très liée à l’économie...

Et ça c'est l’autre caractéristique.  Il y a une sorte de consanguinité entre l’économie et le politique à Liège. Plus qu’ailleurs, les grands acteurs économiques doivent nouer des relations privilégiées avec le politique. Et ça c’est l’héritage d’André Cools. J’ai eu au téléphone plusieurs hauts responsables du PS Liégeois et tous m’ont dit la même chose : nous avons réussi à réaliser le rêve d’André Cools. Qu’à Liège le socialisme ne soit pas un vain mot et pèse dans l’économie. Et ce qui permet de peser c’est l’initiative publique.  C’est Nethys/Publifin. Et ces derniers événements, les barons liégeois les prennent comme une forme d’attaque frontale de leur modèle de la part de Namurois, de Hennuyers, de Bruxellois un peu jaloux. Je peux vous dire qu'ils ne vont pas se laisser faire...

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