Les Coulisses des Pouvoirs - La Belgique ne sortira pas du nucléaire

Les Coulisses des Pouvoirs - La Belgique ne sortira pas du nucléaire
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La Belgique va-t-elle sortir du nucléaire en 2025 ? Et bien non ce ne sera pas le cas...Ou soyons prudent, c’est plutôt non, vraisemblablement non...

Il suffit de lire De Morgen ce matin pour s’en rendre compte. Deux parlementaires NVa, Andries Gryffroy et Bert Wollants y expliquent que pour eux il sera impossible de sortir du nucléaire en 2025 comme prévu par la loi. Leur raisonnement est simple. A ce stade on n’a toujours pas d’alternative crédible, de plan concret pour s’en passer. Premier volet... Au mieux, disent-ils, on en aura une en 2019, année d’élections. Le futur gouvernement n’aura pas assez de temps pour mettre en place une puissance suffisante pour remplacer les 7 réacteurs nucléaires qui produisent la moitié de l’électricité des Belges. Deuxième volet, le démantèlement des réacteurs et la construction de nouvelles unités vont faire grimper les prix démesurément. Voilà, le topo...

Hier, la ministre de l’Energie, Marie Christine Marghem défendait la sortie en 2025

Elle a défendu la ligne officielle : la sortie en 2025. Et pour y arriver elle a lancé enfin hier son pacte énergétique avec les régions, pour réfléchir à la manière de produire et de consommer l'énergie plus propre pour les prochaines années. Or, inutile de vous dire que pour mettre tout le monde d’accord dans ce pays il faudra du temps. Et c’est justement le temps qui passe qui est le meilleur allié des défenseurs du nucléaire. Les deux députés NVa le disent, si la pacte avait été conclu en 2015, sortir du nucléaire aurait été possible, désormais pour eux c’est trop tard. La ministre de l’énergie pourra donc justifier une nouvelle fois la sécurité d’approvisionnement pour reporter la fermeture et même rejeter la faute sur les régions qui n’auront pas réalisé suffisamment d’efforts pour l’éviter. Les régions pointeront certainement le dilettantisme coupable de la ministre et on sera reparti dans une vaste entreprise de responsabilisation dont la Belgique à le secret.

Le défi de l’énergie risque de ne pas être relevé…

Car derrière la production nucléaire ou pas nucléaire, c’est toute l'architecture des réseaux qu’il faut changer pour s'adapter à l’arrivée attendue de la voiture électrique et à ce qu’on appelle la production décentralisée. Sans parler évidemment de l’enjeu climatique. C’est donc un défi de taille, qu’on risque bien de louper, comme on a loupé le défi de la mobilité avec le RER. Et on se demande bien quel grand défi, l’état belge est encore capable de relever. Sauf surprise de taille, le dossier de l’énergie risque bien d’être le symbole flagrant de notre impuissance organisée...

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