Les coulisses des pouvoirs: les "lâches bourrins" de l'Open VLD

La démission d’Yvan Mayeur a donné lieu à un débat virulent ce week-end au nord du pays.

Depuis le début du scandale du Samusocial, l’affaire est très suivie en Flandre parce que des partis flamands étaient dans la majorité d’Yvan Mayeur (le sp.a et l'Open VLD).

Mais d’une manière générale, la mauvaise gouvernance à Bruxelles et le PS, c’est un thème dont raffole l’élite politique flamande, N-VA en tête.

Notons en passant les Unes des journaux flamands style tabloïd anglais : un taque d’égouts au couleur du PS dans De Tijd ou un tas de lombrics rouges où dépassent les têtes des leaders bruxellois et d’Elio Di Rupo. Bref, c’est dans ce contexte assez hostile aux socialistes que ce week-end s’est joué une troisième mi-temps assez disputée.

C’est le sp.a qui est à l’origine de la dispute. Le président des socialistes flamands a traité l’Open VLD de "laffe boeren" de "lâches bourrins" ou de "lâches ploucs", c’est comme vous préférez.

Le fond de la dispute, c’est la fameuse réunion où s’est décidé l’avenir de la majorité communale et le sort d’Yvan Mayeur.

Autour de la table, l’échevine sp.a Ans Persoons ne souhaite pas discuter d’un scénario où Yvan Mayeur serait recasé comme échevin. Or selon elle, ce scénario circule. Elle doit donc quitter la réunion, puisque, selon elle toujours, ce scénario était soutenu par des élus socialistes et le MR, suivez mon regard : chez Alain Courtois, proche d’Yvan Mayeur.

Résultats : le sp.a n’est plus dans la majorité alors que pourtant le recyclage d'Yvan Mayeur n’est pas passé.

Pour John Crombez, président du sp.a, cela ne s’explique que par un marchandage qui a permis à l’Open VLD de dépecer la bête morte, et de récupérer des compétences de l’échevine non remplacée.

Réplique du VLD

La présidente de l’Open VLD a minimisé l’incident. Selon elle, ça ne s’est pas passé comme ça. Elle estime que le sp.a n'a pas voulu prendre ses responsabilités par deux fois. Et pour le "lâche bourrin", elle joue un peu "la bave du crapaud n’atteint pas la blanche colombe"... Elle dit que "la nouvelle politique ne se pratique pas en injuriant mais en montrant le bon exemple". En même temps elle attend des excuses.

Résumé : tout cela illustre le grand malaise du sp.a qui doit subir la dépravation de son parti frère. Le mot socialiste devient presque une insulte en Flandre. Bart De Wever n’aura aucune difficulté à faire campagne pour éviter que le PS ne revienne au fédéral.

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