Le PP propose un "plan B" aux Belges francophones

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Le Parti populaire reste demandeur d'un fédéralisme apaisé en Belgique mais le "dîner de cons" que constituent les actuelles négociations de la préformation nécessitent que les francophones préparent un plan B.

Ce plan B réenvisagerait aussi les limites territoriales et une éventuelle extension de Bruxelles par référendum aux communes à facilités ainsi qu'une Constitution pour la Wallonie et Bruxelles et un gouvernement provisoire, a affirmé mardi le coprésident du PP Mischaël Modrikamen.

Revenant sur le clash qui a abouti à l'éviction de l'autre coprésident, Rudy Aernoudt, Mischaël Modrikamen a dénoncé le manque de loyauté de son ex-complice et le manque d'investissement de ce dernier pour le nord du pays.

"Le parti s'est bien développé côté francophone et est désormais composé de 95 à 98% de Bruxellois et de francophones. Mais il fait l'objet d'une absence totale d'intérêt de la part des médias flamands et d'un manque de militants et de candidats en Flandre", a constaté Mischaël Modrikamen.

Pour lui, le PP garde un statut bilingue et les néerlandophones y sont toujours les bienvenus, mais dans les faits, il est devenu francophone.

Celui que les militants sont appelés à reconnaître sous peu comme président unique du parti a par ailleurs récusé les propos de Rudy Aernoudt affirmant que son éviction était illégale.

Il dément aussi avoir trompé son électorat en prônant désormais un plan B, soulignant qu'il le réclame de manière subsidiaire et "à regrets, vu le peu d'illusions du PP" sur la volonté fédérale des partis flamands.


Belga

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