Le Pompei a été libéré contre le paiement d'une rançon

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Les autorités belges ont confirmé dimanche le versement d'une rançon afin d'obtenir la libération du navire belge "Pompei", et de ses dix membres d'équipage, mais sans en révéler le montant.

Les pirates avaient exigé initialement le versement de 8 millions de dollars US. Un compromis est finalement intervenu sur le montant de celle-ci mercredi 24 juin, après 68 jours de négociations.

Payée par les propriétaires du bateau, la rançon a été parachutée samedi après-midi vers 14h00 par un avion.

En raison des conditions météorologiques difficiles sur place, les derniers pirates n'ont toutefois pu quitter le navire que dimanche matin à 05h43.

Le capitaine, Hendrik Toxopeus, a alors directement pris contact avec les propriétaires du bateau pour les informer de leur libération.

Ce dernier a confirmé que tous les marins étaient à bord et que le bateau s'apprêtait à partir après un dernier contrôle de sécurité.

Celui-ci est actuellement en route vers un port sûr, avant d'être accompagné par une frégate grecque participant à l'opération militaire européenne Atalante pour éviter tout nouvel acte de piraterie.

Vu la vitesse limitée du "Pompei" (maximum 13km/h), et les grandes distances à parcourir, l'arrivée dans ce port refuge prendra plusieurs jours.

Selon les autorités belges, celles-ci ont rencontré des difficultés à s'assurer la protection d'Atalante.

Le gouvernement a dès lors décidé d'envoyer dix militaires sur place. Ceux-ci seront chargés de la protection du "Pompei" en cas de non-intervention d'Atalante.

Les militaires belges monteront à bord du "Pompei" dès que le navire sera arrivé dans son port de refuge.

Les dix membres d'équipage, dont deux Belges -le premier adjoint du capitaine, Jan Verplanken (42 ans), et le second officier, James Law (38 ans)- seront, eux, rapatriés par avion vers leur pays respectif et remplacés par un nouvel équipage.

Le retour des deux Belges au pays pourrait encore prendre quelques jours.

A cet effet, les autorités belges prient les médias, "par respect pour les familles", "d'être patients et de laisser les retrouvailles se dérouler au mieux".

D'une durée totale de 68 jours, les négociations pour le versement de la rançon ont été menées par un intermédiaire des pirates en Somalie et un négociateur agissant pour le compte des sociétés propriétaires du bateau.

Ce dernier a reçu l'assistance des Unités Spéciales (CGSU) de la police fédérale.

Pas moins de 171 contacts téléphoniques au total ont eu lieu ces dix dernières semaines entre les pirates et les propriétaires du bateau. Ces derniers ont pu à plusieurs reprises s'entretenir avec le capitaine du bateau.

Selon les autorités belges, qui ont étudié plusieurs pistes pour libérer le bateau et son équipage, "une intervention militaire en mer ne semblait pas souhaitable".

Six policiers vont à présent poursuivre l'enquête de cet acte de piraterie, et ce sous la direction du procureur fédéral Johan Delmulle.

Long de 68 mètres et construit en 1988, le navire belge avait été piraté le 18 avril dernier par dix hommes armés alors qu'il se trouvait à environ 185 km au nord des Seychelles, dans l'Océan indien, en route vers Durban (Afrique du Sud).

Dix membres d'équipage étaient à son bord: le capitaine de nationalité néerlandaise, deux Belges, 3 Philippins et 4 Croates.

Détourné vers les côtes somaliennes, le "Pompei" mouillait depuis le 22 avril dernier à 3.250 mètres au large d'Harardheere.

Le 23 mai, sans doute en raison des conditions météorologiques difficiles en cette période de mousson, le bateau s'était déplacé d'environ 34 km plus au nord-est, non loin d'Hobyo, toujours en restant à 3.500 mètres du littoral.

Les dix membres d'équipage auront, au total, été retenus 72 jours par les pirates.

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