Automobile: le leasing pour particuliers et ses nouvelles règles

Le leasing pour particuliers et ses nouvelles règles
Le leasing pour particuliers et ses nouvelles règles - © STR - AFP

Si on la connaît en France depuis près de quarante ans, la location longue durée pour particuliers (LLD) n’est apparue en Belgique que très récemment, popularisée par des actions de Mediamarkt avant que de nombreux acteurs se ruent sur le produit. Chez nous, on utilise d’ailleurs erronément le terme de leasing pour particulier, alors qu’il s’agit réellement d’une location.

Mais le principe est le même que pour un leasing professionnel : moyennant un loyer mensuel relativement faible, le consommateur peut profiter d’une voiture neuve pour laquelle il ne doit prévoir qu’un budget carburant. Toutes les autres dépenses telles que les assurances, les entretiens ou les taxes sont incluses dans les mensualités. Au terme d’une période prédéfinie, le conducteur rendra le véhicule, sans possibilité d’achat, comme le propose par ailleurs le crédit ballon.

Un code de conduite pour le secteur

Chez nous, la formule aurait séduit un peu près 15.000 personnes en quatre ans, une goutte d’eau comparée au bon million de voitures vendues aux particuliers sur la même période. Lentement mais sûrement, le marché progresse pourtant d’année en année. Et la tendance ne devrait pas s’inverser de sitôt puisque l’Union professionnelle du Crédit et Renta, la fédération des loueurs de voitures, viennent de publier un code de conduite censé encadrer le secteur.

Car les belles promesses de certains loueurs s’accompagnent parfois de solides déconvenues pour les consommateurs. Ainsi, derrière les tarifs alléchants proposés pour louer une belle automobile se cachent souvent des conditions strictes : nombre très faible de kilomètres autorisés annuellement, pas nécessairement d’omnium, franchise élevée, frais de dossiers en cas de contravention, etc. Il était difficile de s’y retrouver dans les différents contrats proposés par les sociétés de leasing… jusqu’à ce 1er octobre 2019 et l’entrée en vigueur du code de conduite.

Des contrats plus explicites

Les fournisseurs de private lease qui souscrivent à ce code sont tenus de le respecter. On ne va pas disséquer les quatorze pages de règlement mais on s’attardera sur quelques points qui concernent directement les consommateurs intéressés par le produit.

Ainsi, sur le contrat de leasing doivent impérativement figurer les marque, modèle et version du véhicule, la période de leasing, le nombre de kilomètres prévus mais aussi les principaux montants et taux (franchise en cas de sinistre et frais de contraventions). Le prix par kilomètre supplémentaire doit être clairement indiqué tout comme les informations sur les assurances, les taxes, les impôts, les entretiens, les procédures de réparation, les dégâts d’usage et bien d’autres choses.

Rien que du très logique à part un point qui a retenu notre attention. La société de leasing peut à présent évaluer la situation financière du consommateur en demandant même des preuves de revenus. Et c’était là où le bât blessait. Car comme il s’agit d’une location, et non d’un achat, le loueur pouvait (et peut toujours, malgré la charte) contourner la législation sur le crédit qui consiste entre autres à vérifier la solvabilité des clients.

Cette charte va donc dans le bon sens pour offrir un maximum d’informations aux consommateurs. Il convient tout de même de rester prudent avec ce type de formule de leasing. Elle est souvent moins avantageuse qu’un achat de véhicule que l’on gère à sa guise, et que l’on peut revendre ensuite. Le leasing pour particuliers conviendra plus aux jeunes pour qui les assurances automobiles sont hors de prix ou pour les amateurs de belles mécaniques qui aiment changer de voiture régulièrement. Pourtant, malgré l’évolution des mentalités, le Belge continue à préférer la possession de sa voiture. Les locations sont plus généralement de courte durée et lors de séjours à l’étranger.

Archives : Journal télévisé du 22/01/19

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