Le groupe Etat islamique multiplie ses attaques dans le monde sur fond de revers en Syrie en en Irak

Les attentats de Bruxelles ont été revendiqués par l’organisation État islamique. Alors que le groupe terroriste a subi des revers face à la coalition internationale en Syrie et en Irak, il multiplie ses attaques en Europe, en Afrique ou au Moyen Orient.

"Plus on met la pression sur Daesh en Syrie et en Irak, plus l’organisation est tentée de commettre des attentats à l’étranger, notamment en Europe, pour montrer qu’elle continue de gagner", comme le disait Gilles de Kerchove, le coordinateur de l'Union européenne pour la lutte contre le terrorisme, mardi sur La Première.

Une manière pour le groupe terroriste de redorer son blason.

Plus le groupe État islamique est faible en Syrie et en Irak, plus il multiplie ses attaques à travers le monde... Bruxelles, Paris ou Beyrouth en sont les tristes illustrations.

L’organisation terroriste a perdu 20% de son territoire en Syrie et en Irak. Ses revenus sont en baisse. C’est le résultat des frappes aériennes de la coalition internationale visant les installations pétrolières exploitées par les djihadistes.

L’organisation État islamique se développe en Libye

Le groupe profite du chaos en Libye pour en faire une rampe de lancement des attaques terroristes.

Une présence djihadiste de plus en plus importante aux portes de l’Europe. Face à cette menace, certains pays occidentaux se penchent sur la possibilité d’une intervention militaire en Libye.

Plusieurs fronts

Il y a parallèlement les opérations en Syrie et en Irak, la nécessité de réagir face au chaos libyen et la réponse à apporter chez nous.

Le groupe État islamique accueille de nombreux combattants occidentaux. L’organisation joue sur ces jeunes radicalisés pour mener des attaques. Les attentats de Bruxelles ont montré une nouvelle fois l’étendue de la menace djihadiste.

La réaction face au groupuscule djihadiste doit être globale. Sur le terrain, les opérations militaires doivent aller de pair avec des gestes politiques et humanitaires.

Chez nous, les attaques de Bruxelles ont montré la nécessité d'une plus grande collaboration entre les forces de police et les services de renseignements. Mais aussi l'importance d'un véritable travail de fond face à la radicalisation des esprits.

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