Le coworking, une nouvelle manière de travailler avec son bureau dans son sac

Coworkez vous ?
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"Coworking"… le terme est entré dans notre vocabulaire depuis une bonne dizaine d’années. Il est donc relativement récent chez nous, mais déjà plus ancien dans les pays anglo-saxons. Cette pratique, qui consiste au départ à partager un lieu de travail avec d’autres travailleurs - indépendants et salariés -, des créateurs d’entreprises, des demandeurs d’emploi ou des étudiants, répond à une évolution des outils technologiques. Le sujet est au coeur de l'émission Transversales diffusée ce samedi sur les ondes de La Première. Un reportage à écouter en avant première dès ce vendredi grâce au lecteur à la fin de cet article.

Le développement du web, la multiplication des moyens de communication et la démocratisation des outils nomades ont permis à chacun, ou presque, d’avoir aujourd’hui son bureau dans son sac.

Quand on parle de coworking, on parle d’abord d’un espace de travail à vocation collaborative. Les travailleurs qui s’y rendent vont y trouver une dynamique d’animation spécifique pour favoriser les interactions et les échanges entre eux.

Work, learn, connect

Le coworker travaille dans un environnement partagé, mais il apprend aussi. Il se forme grâce à des conférenciers extérieurs.

Il est aussi connecté aux autres utilisateurs de manière à partager, échanger et collaborer. La collaboration n’est pas obligatoire. Mais en règle générale, chacun apporte sa compétence et partage ce qui le motive. Du coup, il arrive bien souvent que de nouveaux projets émergent et débouchent sur des contrats.

8 Centres de coworking existent actuellement en Wallonie (La Forge à Liège, Cristal Hub à Seraing, ESCO à Tournai, Coworking Namur à Namur, The Cowork Factory à La Louvière, Switch Coworking à Charleroi, Louvain Cowork à Louvain-la-Neuve et Co-nnexion à Mons). Mais d’autres projets pourraient émerger dans les mois et les années à venir.

Le coworking a aussi le vent en poupe parce qu’il permet d’atteindre des performances dans le travail et ce dans une optique de gagnant-gagnant. Peu importe où et quand le travail est réalisé puisque ces espaces existent à travers le monde et sont en général ouverts 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24.

Pour évoluer de manière optimale, un élément déterminant intervient dans la bonne gestion de ces espaces. Ce sont les facteurs humains. La pérennité de l’espace repose sur eux et sur leur manière d’animer l’espace et les temps libres.

Il ne suffit donc pas de mettre à disposition un local équipé avec toute la technologie de pointe. Encore faut-il le faire vivre. Les vrais espaces de coworking sont ceux où l’humain a une vraie place, où une dynamique s’installe et débouche parfois sur un nouvel écosystème, à l’image de ce que les Darwiniens ont mis en place depuis quatre ans à Bordeaux.   

Une évolution, pas une révolution

Dire que le coworking est une "révolution" dans le monde du travail est aux yeux des acteurs de terrain exagéré. Mais en parler comme d’une évolution qui apporte une autre réflexion et une autre dynamique pour l’ensemble du monde du travail se justifie amplement.

Au moment où nous assistons à une évolution fulgurante des  technologies, que les problèmes de mobilité s’aggravent, que la volonté des entreprises est de plus en plus grande de réduire ses coûts de fonctionnement, et que les travailleurs tentent de trouver un meilleur équilibre entre vie privée et vie professionnelle, on peut se demander si le coworking n’est pas une piste de réflexion à envisager sérieusement pour remettre en question notre manière de travailler.

Ecoutez le reportage de Transversales en intégralité ci-dessous

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