Le 26 mai du PS

Philippe Walkowiak
Philippe Walkowiak - © RTBF

Le Parti Socialiste ne s’est jamais véritablement remis d’être débarqué du pouvoir fédéral et trois ans plus tard du pouvoir wallon. Cela fait trente ans que le parti n’avait plus connu une telle cure d’opposition. Au parti, plus personne ou presque n’avait connu cela. C’est dire si le scrutin de dimanche rime avec revanche.

Revanche

Après la constitution du gouvernement Michel, le PS était sonné. De plus, les sondages indiquaient dès le début de la législature un net recul des intentions de vote en faveur des socialistes ; un phénomène qui sera encore aggravé par les affaires de Publifin et du Samu social. Le PS retombait dans ses errements de gouvernance et en tentant de reprendre la main, étalait ses divergences sur la portée du décumul des mandats à imposer à ses membres. Le tout dans un climat de crise créé par son éviction du gouvernement wallon et la sclérose qui gagnait les autres gouvernements.

Finalement, le PS allait sauver l’essentiel lors des élections provinciales et communales. En Wallonie, le PS était crédité de 25,4% des voix… soit le plus mauvais résultat de son histoire (le précédent datait de 1999, 29,4%) mais cela passait inaperçu puisqu’il restait le premier parti et que MR et cdH reculaient également. Il y avait même plus de voix « à gauche » en dehors du PS : 16,2% pour ECOLO et 10% pour le PTB, ce qui constitue aussi une première historique. Mais pour le parti d’Elio Di Rupo, l’essentiel est de rester le premier parti, celui qui a la main pour former un exécutif régional.

Main

Même s’il tombe à nouveau à son minimum historique, l’essentiel pour le PS est donc bien d’arriver en tête. Mais la situation sera plus délicate au niveau fédéral.

Si la coalition fédérale sortante, éventuellement élargie au cdH, dispose d’une majorité de sièges, le Parti Socialiste risque de ne pas peser bien lourd.

Dans le cas inverse, le jeu des alliances est plus ouvert mais aussi bien plus compliqué. Le PS devra aussi se trouver des alliés en Flandre.

Il restera enfin au parti à régler la délicate succession à sa tête ou autrement dit : quand et comment Elio Di Rupo passera le témoin à Paul Magnette ?

 

@PhWalkowiak

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