"Lady Macbeth", un drame romantique puissant

Florence Pugh dans "Lady Macbeth"
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Florence Pugh dans "Lady Macbeth" - © DR

Le nom de Lady Macbeth fait évidemment penser à la tragédie de Shakespeare. Mais le premier film du metteur en scène de théâtre William Oldroyd s’inspire en réalité d’un roman russe paru en 1865, "Lady Macbeth du district de Mtsensk" de Nikolaï Leskov, un peu tombé dans l’oubli aujourd’hui.

L'héroïne du film, c’est Katherine, une toute jeune fille mariée de force à un homme plus âgé qui ne l’aime pas. Katherine, qui rêve d’espace et de grand air, vit cloîtrée dans un manoir entre cet époux farouche et son beau-père autoritaire. Lorsque son mari part en voyage, la jeune femme découvre la passion dans les bras du palefrenier de la propriété… Une liaison interdite qui va l’emmener très loin.

Régulièrement, la BBC adapte "Jane Eyre", "Les Hauts de Hurlevent" ou les romans de Jane Austen avec un classicisme de bon aloi. William Oldroyd, qui vient du monde du théâtre, a voulu tenter autre chose avec "Lady Macbeth" : respecter les codes de l’époque, l’Angleterre victorienne, tout en dépoussiérant les drames en costume, en traitant les émotions de Katherine comme celles d’une jeune fille d’aujourd’hui. Il est bien aidé par une jeune comédienne saisissante, Florence Pugh, qui crève l’écran et qui apporte un frémissement original à un personnage complexe.

L’idée trop répandue qu’un premier film est forcément empreint de maladresses est régulièrement balayée par des contre-exemples brillants ; "Lady Macbeth" fait partie de ceux-là : pour un premier film, Oldroyd fait preuve d’une maîtrise impressionnante. Après la projection, on n’est pas prêt d’oublier le visage de son héroïne…

The Eagle Huntress ( La jeune fille et son aigle)

Aisholpan a 13 ans, elle vit avec sa famille dans les montagnes de Mongolie. Elle a un rêve : faire comme son papa, partir à la chasse au renard avec un aigle dressé. Son père est d’accord, mais l’adolescente va devoir combattre tous les préjugés, car dans la culture mongole, ce métier a toujours été réservé aux hommes. Commence pour Aisholpan un parcours d’obstacle, dont le plus important est de s’inscrire au concours national des chasseurs, qui paradent avec leur aigle dressé…

"The Eagle Huntress" a beau être un récit terriblement romanesque, ce n’est pas une fiction. C’est un documentaire réalisé par le britannique Otto Bell, qui a rencontré les véritables protagonistes de cette histoire. On découvre d’abord Aisholpan et sa famille, mais aussi les opposants à son projet, les vieux chasseurs un peu machos et bardés de préjugés…

En suivant l’adolescente pendant le concours des chasseurs, Bell fait naître un vrai suspense, digne des meilleurs films d’aventure… Le tout filmé dans des décors naturels évidemment impressionnant. Émouvant, drôle, dépaysant et authentique, "The Eagle Huntress" mérite sans hésiter le détour.

C’est beau la vie quand on y pense

Loïc, ancien pilote de rallye, pour tenter de surmonter le deuil de son fils, parvient à trouver l’identité de celui à qui on a greffé son cœur… Patatras : il découvre Hugo, un noceur futile et inconséquent. Réfugié dans son village de Bretagne, Loïc tente d’oublier sa déconvenue quand Hugo sonne à sa porte. On devine la suite: ces deux hommes que tout sépare vont apprendre à se connaître.

TOUT est téléphoné dans ce nouveau film de Gérard Jugnot. Les gags sont éculés, les séquences "émotion" sont prévisibles, les dialogues poussifs. Qui plus est, la direction photo ressemble à celle d’une pub pour des céréales.

Huit ans après le flop de son film précédent, "Le Rose et le Noir", Jugnot a voulu malgré tout revenir derrière la caméra. Il aurait mieux fait de s’abstenir: "C’est beau la vie quand on y pense" est pathétique, la réalisation est d’une ringardise terrifiante.

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