La revue de presse : la colère gronde

Un sentiment à la Une : la colère !

La colère scolaire

La colère des écoles, prises de court. Ce qui a choqué, d’abord, c’est la manière d’annoncer cette réouverture des écoles, explique l’Avenir : " Par voie de presse sans autre forme d’explication " Les syndicats enseignants le dénoncent.

Il n’y a pas eu de concertation dans la décision d’ouvrir à nouveau les classes.

Evidemment l’Avenir l’écrit en édito, le retour à l’école des enfants est bénéfique. Mais la confusion qui règne. L’embrouillamini de cette réouverture, cette impression d’un virage à 180 degrés, tout cela suscite beaucoup d’inquiétude, de nervosité, aussi. Autant d’obstacles à cette sérénité si nécessaire pour les plus jeunes…

Sur le même ton, le Soir poursuit, ce qui devait faire le bonheur des uns provoque la colère des autres.

Et là où de nombreuses élèves se réjouissent de retourner en classe, les syndicats et les directeurs de l’enseignement le dénoncent.

Ah soupire le Soir, en édito, la vie de femme et d’homme politique, ça n’est pas simple, il y a quelques semaines, ils étaient accusés de ne pas fermer assez vite les écoles. Et voilà qu’on les dézingue aujourd’hui parce qu’ils les rouvrent trop vite !

Admettre son ignorance

Les annonces de ces dernières heures n’ont pas manqué de provoquer de la colère. C’est normal mais, le Soir leur livre alors ce précieux conseil : "le politique devrait revendiquer la part d’inconnu dans ce qu’il décide. Admettre bien plus souvent qu’il avance à l’aveugle."

C’est ce qui marquera sans doute ici cette histoire d’école. Après 2 semaines sans communication gouvernementale de la Première ministre, il a manqué cette parole officielle, portant le message en primeur et en direct vers tous les concernés.

Message porteur d’une bonne nouvelle, la réouverture des écoles. Et d’une mauvaise. L’obligation de se réorganiser dans un délai très court.

 

La Flandre, initiatrice du projet

Notez, enfin que si la Flandre a véritablement poussé en direction de cette réouverture de l’école, le nouvel ajustement des règles n’est pas non plus au goût de tous au nord du pays.

Le Morgen et le Standaard en font leur Une ce matin.

Car en Flandre aussi, syndicat et direction dénoncent les volte-faces et les contradictions apparentes du monde politique et scientifique.

Tiens, constate encore le Standaard, il est bien plus facile de prononcer le confinement que d’organiser sa sortie.

Malheureusement aussi bien plus facile pour le monde de perdre la confiance du public que de la gagner.

 

L’Horeca, un casse-tête

Bon, une autre étape à organiser, pas plus simple, d’ailleurs, c’est le déconfinement dans le secteur de l’Horeca.

La Libre l’annonce en Une, la réouverture des restaurants, ce sera un casse-tête.

Fini les restaurants improvisés, il faudra réserver. Histoire, en cas de souci, de rendre possible la traçabilité. Il faudra probablement aussi entrer dans le restaurant avec son masque. Mais on pourra l’enlever, une fois, à table.

Pas de menu, pas de carte que l’on vous apporte, les restaurateurs devront trouver une alternative. Pas de sel, pas de poivre, non plus.

En tout cas, pas de salière qui passe d’un client à l’autre.

 

Pour ce qui est de la distanciation physique à respecter à table, les experts, écrit la Libre, n’arrivent pas encore à répondre. Mais si des distances minimales sont imposées, on peut deviner que certains restaurants choisiront de rester fermer.

Si l’on doit se limiter à 20 couverts par soir parce qu’il faut 1m50 entre chacun, c’est parfois impossible d’être rentable !

L’Echo évoque tout de même quelques nouvelles moins sombres pour le secteur. Des mesures de soutien financier sont annoncées.

La TVA passera à 6% pour toutes les consommations hors alcool. Et pour attirer les citoyens dans l’Horeca, les frais de restaurants pourraient être déductibles à 100%.

L’idée, finalement, serait dans un premier temps d’autoriser les repas familiaux et professionnels

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