L'enseignement a son Waterloo

L'enseignement a son Waterloo
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Subir un Waterloo c’est connaitre une défaite cuisante. L’enseignement de la communauté française vient de subir son Waterloo. Terrassé par les fuites, par les réseaux sociaux.

A part le CEB de 6ème primaire qui reste inviolé, les autres épreuves ont été balayées. Enfin pas toutes ! Du coup c’est la confusion, la brume sur le champ de bataille. Les examens tombés au champ d’honneur côtoient ceux qui restent debout.

Napoléon et Joëlle Milquet

Ce qui fait de Waterloo un évènement majeur c’est la personnalité de Napoléon. Ici, dans cette déroute des examens, c’est celle de Joëlle Milquet.

On disait déjà pourquoi ici mardi. A cela s’ajoute les perquisitions intervenues depuis. Pourtant, sa responsabilité est moins engagée ici que dans d'autres dossiers. Les fuites à répétitions démontrent l’impréparation, l’amateurisme de l’administration et des écoles à assurer la confidentialité.

Pire, ces fuites montrent à travers divers témoignage à quel point certaines écoles ne jouent pas le jeu, avertissent les profs, qui préparent leurs élèves afin d’obtenir de beaux taux de réussite sur le marché scolaire.

Tout ça ne peut être directement reproché à Joëlle Milquet. Par contre évidemment sa gestion de l’urgence est pointée du doigt.

L’opposition commence à monter dans les tours

Le Waterloo est tel, que l’opposition ne reste pas au balcon. La réaction du gouvernement et de Joëlle Milquet a été d’annuler par circulaire les examens concernés par des fuites et de laisser au conseil de classe le soin de juger au cas par cas. L’opposition estime que ce n’est pas assez clair.

Ecolo très inquiet depuis le début, demande une réunion d’urgence de la commission parlementaire. Le FDF demande une commission d’enquête et le MR, dans un premier temps modéré avec Françoise Bertieaux monte d’un ton et demande un décret en urgence. Une ligne encore trop molle pour le député Jean-Luc Crucke qui a joué solo dans un communiqué au Picrate. Après avoir fait la liste des tuiles qui tombent sur Joëlle Milquet il conclut " Il est plus que temps qu’elle tire les conséquences de " ces " dysfonctionnements. Nous sommes la risée de l’Europe. Cela suffit ! "

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