JO de Vancouver: Andrea Fischbacher reine du Super-G

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Andrea Fischbacher, championne olympique de super-G samedi à Whistler, a soulevé les montagnes pour rejoindre sur l'Olympe son petit-cousin Hermann Maier, et faire taire les critiques acerbes sur la Wunderteam, mal engagée dans la course aux médailles.

L'Autrichienne, qui a assommé ses adversaires, partage effectivement des gènes avec Herminator, un des plus grands skieurs de l'histoire, double champion olympique (super-G/slalom géant) en 1998 à Nagano (Japon). 
Leurs grands-mères maternelles sont soeurs. Mais il semble évident que la jeune fille blonde a plus pâti que tiré profit de ce cousinage prestigieux.
Capable de décrocher son premier podium à 20 ans (3-ème du super-G d'Aspen), Fischbacher n'a pas immédiatement confirmé les dons que la nature lui avait donnée, remportant néanmoins deux victoires et neuf podiums en Coupe du monde.
Cette saison, elle avait demandé un peu de compassion et de patience à la presse de son pays, prompte à souligner les maigres résultats des descendeuses actuelles à la lumière des triomphes de la génération dorée. Celle des Dorfmeister, championne olympique à Turin en descente et super-G, Götschl et Meissnitzer.
"On est encore jeunes", avait plaidé Fischbacher, d'ordinaire plutôt taciturne.
Andrea avait donné l'exemple en se montrant la plus régulière au sein d'une équipe encore tendre. Mais elle restait toujours autour de la 5-ème place. Elle était pourtant montée d'un cran à l'approche des jeux Olympiques, en terminant 2-ème du super-G de St Moritz (Suisse) le 31 janvier.       
Aptitudes
Et surtout, elle avait montré ses aptitudes sur la piste des Jeux, en se classant 4-ème de la descente mercredi, à seulement trois centièmes de sa compatriote Elisabeth Görgl, médaille de bronze. 

"J'aime cette pente, une pente difficile. Vous devez dégainer dès le départ et être agressive durant tout le parcours", a-t-elle déclaré après son arrivée triomphale. Hermann Maier, qui a mis fin à sa carrière en octobre à cause d'une blessure à un genou, appréciait lui aussi les pistes difficiles.
Pour l'anecdote, la Canadienne Kelly Vanderbeek, dans l'incapacité de disputer les Jeux en raison d'une blessure, avait pronostiqué samedi matin: "La surprise, ce sera Fischbacher. Elle va exprimer la rage de la 4-ème place. Elle peut gagner car la piste est faite pour elle". 
Au pied du podium de l'épreuve reine, Andrea n'avait pas manifesté de dépit. Au contraire, elle s'était réjouie pour Görgl et la belle histoire. Elisabeth Görgl avait en effet rejoint sa mère, Traudl Hecher, bronze de la descente aux Jeux 1960 et 1964.
Cette fois, c'est Andrea Fischbacher qui tient son histoire de famille...

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