Guérilla à Liège

Guérilla à Liège - Les coulisses du pouvoir
Guérilla à Liège - Les coulisses du pouvoir - © NICOLAS LAMBERT - BELGA

Incident hier lors de la journée de Grève générale menée par la FGTB à Liège. Marc Goblet est mis en difficulté par ses propres troupes… ça n’a échappé à personne que ces incidents ont eu lieu à Liège, la province de Marc Goblet, celle dont proviennent ces principaux soutiens, ceux qui l’on fait élire à la tête de la FGTB...

A ceux-là Marc Goblet avait promis une ligne dure, plus frontale que celle défendue par l’ancienne Secrétaire Générale Anne Demelenne. Ces militants et dirigeants plus radicaux que la moyenne du syndicat, plus actifs et plus visibles, sont en train de mettre Marc Goblet face à sa promesse, celle de faire plier le gouvernement, voire comme il l’a dit au tout départ, que ce gouvernement s’en aille au plus vite. Cette promesse il n’a pas pu la tenir, Liège la lui rappelle aujourd’hui, Liège le prend au mot lui qui appelait à la guérilla sociale.

Marc Goblet ne condamne pas ce qui s'est passé

Marc Goblet ne veut pas contredire sa base liégeoise qui souhaite passer à des actions plus rudes. Pourtant Marc Goblet a bien du constater l'échec de sa stratégie. Il a bien du constater que le rapport de force ne lui était pas favorable, et constater que pour sauver la concertation sociale il fallait assumer des compromis. Aujourd'hui, pour lui, c'est le grand écart, satisfaire les plus durs d'une part, assumer la réalité de la situation politique de l'autre. Un grand écart que les dirigeants syndicaux connaissent bien, Marc Goblet en particulier. Toute la question c'est combien de temps cela va tenir ?

Marc Goblet est en partie dépassé par sa base...

En partie seulement, car globalement ce serait une erreur de croire que les syndicats contrôlent leurs troupes comme des généraux à la bataille. Si les troupes étaient "contrôlables" il y a fort à parier que les dirigeants auraient choisi une autre stratégie. Vous vous souvenez du cas de Reymonde du Setca dans un magasin à Namur, la FGTB a du passer plus de temps à se justifier de son comportement plutôt que de parler du fonds. A l'époque, la FGTB disait vouloir s'exprimer autrement, tenter de convaincre, de séduire, plutôt que de bloquer et de forcer les gens... Manifestement le FGTB cherche toujours...

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