Focus: les "streetscouts", chasseurs de mannequins

Elle scrute les visages, elle détaille les silhouettes à la recherche de la perle rare. Régulièrement, Tamara repère ses futurs mannequins dans la rue. Elle fait du "streetscouting". "Il faut une certaine photogénie, une certaine structure dans le visage. C'est très dur d'expliquer quoi exactement, mais oui, c'est vrai qu'il faut certains critères". Au niveau du corps par contre, les critères sont très précis, surtout en ce qui concerne la taille: 1m76 à 1m80 pour les femmes, et 1m86 à 1m90 pour les hommes.

Une promenade en rue qui peut changer la vie

Tamara et son partenaire Ibrahim ont déjà "scouté" de nombreux mannequins en rue, en festival ou encore sur la plage. C'est le cas d'Alexander, 22 ans, scouté par Tamara dans le centre-ville. En parallèle à ses études, il enchaîne aujourd'hui les shootings à Paris, Londres ou Milan. Une vie qu'il n'imaginait pas. "C'est tombé du ciel. Je n'y avais jamais songé et je ne savais pas que cela pouvait arriver de cette manière".

Mais aujourd'hui, le "scouting" se fait également via les réseaux sociaux. "Ça marche assez bien , mais il y a pas mal de désavantages parce que ça change quand même de voir une personne en vrai. déjà on ne sait pas la taille, on ne voit pas les proportions de corps...".

De nombreuses agences font aussi appel à des "scouts" indépendants. Ceux-ci touchent en moyenne 3 à 10% des cachets du mannequin pendant trois ans. Un système que tout le monde, dans le métier, ne cautionne pas. Mais les "scouts" ont repéré dans la rue, très jeunes, de nombreux mannequins célèbres. Les filles scoutées ont généralement entre 14 et 18 ans.

RTBF

 

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