Focus: acheteurs compulsifs, de la petite manie à la maladie

Acheteurs compulsifs
Acheteurs compulsifs - © Tous droits réservés

L'addiction au jeu est bien connue. Il en est d'autres. Etre accro au shopping, au point de plus pouvoir s'en passer, cela existe aussi. La fièvre acheteuse n'est pas qu'une expression, c'est véritablement une maladie.

Le nombre de cas de dépendance au shopping a augmenté. Avec internet, notamment, où les magasins virtuels sont ouverts 24 heures sur 24. Les acheteurs compulsifs sont nombreux. Certains, comme Valentine, font du shopping tous les jours. Elle dépense en moyenne 1000 euros par mois en faisant des achats dès qu'elle peut: pendant les pauses-midi, ou en ligne lorsqu'elle n'a pas le temps d'aller dans un magasin.

Pour rentabiliser cette fièvre acheteuse, Valentine a créé un site de revente de vêtements. Elle écoule son stock et celui d'autres passionnées.
Et parfois, elle essaie de calmer ses ardeurs. Mais tenir trois semaines sans shopping, c'est déjà très dur.

Suivi médical

Dans certaines cliniques, on traite les cas graves. Ceux qui dépensent jusque 1000 euros par jour. Ici, la frénésie des achats est considéré comme une maladie. La dépendance est chimique et génétique. "Par l'achat, on augmente la sérotonine, la dopamine, dans le cerveau. Donc cela veut dire qu'à un moment, le plaisir n'est plus d'acheter, mais d'obtenir un produit, vêtement ou autre. Et dès que vous aurez ce vêtement, l'effet est déjà parti", explique Eric Vereecke, fondateur de la clinique "SolutionS".

Sur 130 patients traités par cette équipe, cinq souffrent de la dépendance aux achats. Comme pour l'alcool, la drogue, le sexe et les jeux, leur thérapie commence dans une clinique, et continue avec un suivi très serré. "On les suit encore 3-4 mois. D'ailleurs, avec les femmes on va faire du shopping pour constater si ce besoin augment ou reste sous contrôle", ajoute Eric Vereecke.

Ces dernières années, le phénomène d'achat compulsif est en nette augmentation.

RTBF
 

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