Etat d'exception

Jamais sans doute depuis les tueries du Brabant et les attentats des CCC, dans les années 80, un gouvernement belge n’aura été confronté à une telle situation.

Après quelques flottements ou hésitations autour de Molenbeek, c’est désormais toute la majorité et la classe politique qui est à l’unisson.

Situation d’exception

Les codes et les références habituels sont désormais laissés de côtés. En quelque sorte, le gouvernement Michel a désormais les pleins pouvoirs, l’opposition comme la presse voire même l’opinion lui laisse un blanc-seing en matière d’action politique. On fera toutefois les comptes quand toute cette affaire sera derrière nous. La Belgique est désormais placée quelque part entre l’état d’urgence et l’état de guerre. Même au plus fort des menaces CCC ou tueries du Brabant, il n’y avait eu autant de militaires en rue, de " lock-out/down " partiel des transports ou des écoles. A cette heure, l’absence de résultats probants des opérations de police, installe le pays durablement (?) dans cet état d’exception.

La France a décrété l’état d’urgence pour trois mois, sans connaître pour autant les mêmes blocages qu’à Bruxelles ; la Belgique ne dispose pas des mêmes mécanismes législatifs.

Et si cela dure ?

Tant le Premier Ministre après la réunion du Conseil National de Sécurité que Jan Jambon, dans Matin-Première, ne peuvent que croiser les doigts en espérant que la situation d’exception ne perdure. Le ministre de l’Intérieur tente bien de rassurer en n’affirmant que hormis métro et écoles, " tout est normal " que les " fonctionnaires sont dans les administrations " mais omettant les centres commerciaux, salles de spectacles ou d’expositions fermés, le tout avec des véhicules blindés dans les rues de la capitale !

Avec le Premier Ministre, désormais deux ministres N-VA (Intérieur et Défense) sont à la manœuvre et organisent le couvre-feu bruxellois dans la foulée des recommandations de l’OCAM.

A ce stade, personne n’a l’air de savoir où l’on va, s’ il n’y a pas d’arrestations significatives.

L’union sacrée et l’unanimisme actuel risque bien de ne pas durer si longtemps.

L’exception ne saurait être la règle mais que faire si l’état d’exception s’installe ?

@PhWalkowiak

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