Elections 2019: que faut-il en retenir?

Elections 2019 : ses grands enseignements
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Entre la forte percée du Vlaams Belang, le PS premier en Wallonie et à Bruxelles et les grosses poussées d’Ecolo et du PTB dans les hémicycles wallons et bruxellois, voici ce qu’il faut retenir de ce scrutin 2019.

1. Le Vlaams-Belang, grand gagnant en Flandre

D’abord, comme cité ci-dessus, cette vague noire qui a déferlé, ce dimanche, en Flandre. Il est indéniable que le Vlaams-Belang est le grand gagnant de ces élections 2019. Le parti de Tom Van Grieken triple son score de 2014 (18,50%) et passe de 6 à 23 sièges au Parlement flamand. A la Chambre, le Vlaams Belang devient le troisième parti.

En Flandre, toujours, la N-VA reste le premier parti de l’autre côté de la frontière linguistique, mais la formation nationaliste réalise un score inférieur à celui de 2014, scrutin à l’issue duquel il avait récolté plus de 30% des suffrages. Ici, la N-VA prend 24,83% des voix et décroche 35 sièges au Parlement flamand et 25 sièges à la Chambre.

Dans son discours prononcé à l’issue des résultats, Bart De Wever n’a pas exclu l’idée de s’associer avec le Vlaams Belang : « La N-VA n’a jamais soutenu le cordon sanitaire. Nous ne sommes pas pour, nous ne sommes pas non plus en faveur de certains points du Vlaams Belang, notamment certaines personnalités du parti qui ont des relations douteuses et que le passé rattrape », a-t-il déclaré. Concernant le pouvoir fédéral, il a annoncé ne pas souhaiter gouverner avec des partis de gauche : « La Wallonie est partie à gauche, plus à gauche que jamais. La différence entre la Flandre et la Wallonie n’a jamais été aussi grande. Si les gens utilisaient leur intelligence, mais c’est rarement le cas dans ce pays, ils devraient immédiatement mettre cette carte confédéraliste sur la table, tant à gauche qu’à droite. Combien de temps va-t-on continuer comme ça ? La Wallonie veut aller à gauche, qu’ils aillent à gauche, la Flandre ne veut pas cela. Et je ne vais pas gouverner avec des partis de gauche après ce résultat ».

2. Le PS, premier parti en Wallonie et à Bruxelles

Car, l’autre enseignement de ces élections que le PS est la première famille politique en Wallonie. Les socialistes obtiennent 26,17% des voix, et décrochent donc 23 sièges. C’est 7 sièges de moins que lors des élections précédentes. Depuis l’instauration du suffrage universel, le parti d’Elio Di Rupo n’a jamais atteint un score aussi faible. Les socialistes terminent également en tête du scrutin à Bruxelles, en concédant quelques plumes au passage, puisqu’ils perdent 4 sièges par rapport aux élections précédentes.

A Wallonie, et à Bruxelles, c’est donc le PS qui a la main pour lancer les négociations. « Le PS est prêt à assumer ses responsabilités démocratiques » a déclaré Elio Di Rupo. « Conformément à la tradition, j’inviterai les formations politiques pour un premier tour de concertation, je le ferai au Parlement de Wallonie et à la Fédération Wallonie-Bruxelles. Au niveau national, nous attendrons l’initiative que prendra le roi Philippe. »

3. Ecolo et PTB, grands vainqueurs du scrutin wallon et bruxellois

Du côté francophone, il y a deux autres formations politiques qui criaient victoire dimanche soir : les Verts et le PTB. Au Parlement wallon, Ecolo réalise une poussée remarquable. Ils récoltent 14% des voix, et peuvent espérer placer 12 députés dans l’hémicycle wallon. A Bruxelles, les sondages prédisaient une vague verte. Elle a bien eu lieu, puisque là aussi, les écologistes doublent leur score de 2014 au Parlement bruxellois. Ils deviennent la deuxième formation politique avec 15 sièges, soit 2 sièges de moins que le PS.

2019 sera aussi une année dont se souviendra le PTB. Dans la capitale, le parti d’extrême gauche passe de 4 députés régionaux à 10 pour les 5 prochaines années. Et en Wallonie, il réalise la progression la plus remarquable avec 13,68% des votes et gagne 8 députés, ce qui fait donc un total de 10 députés PTB au Parlement wallon.

Reste maintenant à s’accorder pour former des coalitions à tous les niveaux de pouvoir. Et au vu des différents résultats sortis des urnes, l’affaire s’annonce pour le moins compliquée.

Journal télévisé 13H

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