Donald Trump, l'imprévisible président qui ne rit jamais

On l'a dit et répété : Donald Trump , 45ème président des États-Unis est sans doute aussi le président le plus imprévisible de l’histoire des États-Unis. Mais ce n'est pas sa seule caractéristique. D'après Russel Banks, le célèbre écrivain américain, Donald Trump est aussi un homme qui ne rit jamais. Par contre, il ricane. Et Russel Banks ne mâche pas ses mots puisqu'il considère aussi qu'un déséquilibré et des milliardaires ont pris le contrôle de l’Amérique.

La diplomatie arrogante et vulgaire

Sans aller aussi loin, on peut dire que Donald Trump au pouvoir, c’est un saut dans l’inconnu à l’image de ces chanteurs qui ont accepté de participer à la cérémonie d’investiture. Avec l’arrivée de Trump c’est plutôt un concert d’incertitudes qui plane sur le monde. On est bien loin de la diplomatie de la main tendue chère à Barak Obama. On entre dans l’ère de la diplomatie arrogante, vulgaire et brutale. On est loin du parler vrai annoncé par les plus optimistes. Le parler vrai est une thématique à la mode, c’est ce que ferait aussi Vladimir Poutine non ?

La diplomatie menaçante 

Du  "parler vrai"  pour les uns ou la diplomatie menaçante pour les autres ?  On se souvient de ces images de Poutine arrivant le torse bombé dans une entreprise russe qui était prête à fermer ses portes. Menaçant, arrogant, il exige que l'entreprise continue de tourner. De quoi réjouir les ouvriers et on les comprend. Mais de quoi s’interroger aussi sur ces soit-disant pratiques de chef d’État. Ce sont en fait des coup de pub accompagnés de caméras de télévision et qui n’ont sans doute pas manqué d’inspirer le nouveau président américain.

Donald Trump a commencé à s’en prendre aux entreprises qui oseraient fermer ou délocaliser. Un discours qui ne peut que plaire aux Américains alors qu’il est loin d'être lui-même transparent sur ses sociétés, qu'elles soient situées aux États-Unis ou ailleurs dans le monde puisque son empire économique s'étend jusqu'en Turquie ou aux Philippines. Le parler vrai a ses limites et le populisme n’est jamais très loin. Il a quelque chose de viral, qui se répand bien plus facilement que le respect des droits de l’homme ou les valeurs les plus élémentaires. 

Pas encore président, déjà destitué

Donald Trump est sans doute aussi le premier président américain dont la destitution aura  été largement commentée alors qu’il n’était pas encore été officiellement investi. Une société de paris britannique affirme qu’il a une chance sur deux de devoir démissionner avant la fin de son mandat. L’historien Allan Lichtman, qui avait prédit la victoire de Donald Trump, pense lui aussi qu’il n’ira pas jusqu’en 2020 et qu’il donnera lui-même les motifs de sa destitution. 

Un vice-président pas plus rassurant

Si destitution il devait y avoir, Trump serait remplacé par son vice président. Est-ce que ce serait plus rassurant ? Mike Pence est moins imprévisible, on le dit plus lisse et plus contrôlable. Mais c’est difficile de trouver quelque chose de rassurant chez un créationniste, autrement dit, un homme qui pense que Dieu a créé la terre en sept jours il y a moins de dix mille ans, un homme qui ne croit pas aux changements climatiques, qui estime que le planning familial ne doit pas être financé par de l’argent public et qui prétend que les entreprises peuvent refuser d’engager ou de servir les homosexuels. L’acteur Alec Baldwin, imitateur hors pair de Donald Trump fait déjà de Mike Pence le 46ème président des États-Unis. S'il  faut en croire sa dernière parodie, Mike Pence pourrait entrer en fonction d'ici deux mois, après la destitution de Donald Trump.

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