Charles Michel à Jeudi en Prime : "La N-VA obsède les journalistes"

Charles Michel était l'invité de Jeudi en Prime (Jep). Et une question brûlait toutes les lèvres. Sachant qu'il a dîner récemment avec le leader d'En Marche, Emmanuel Macron, mais sur qui donc se porterait le choix de Charles Michel à quelques jours désormais du premier tour de la présidentielle française ? François Fillon ou Emmanuel Macron ? Allez savoir. Certes, Charles Michel ne nie pas avoir dîner avec Emmanuel Macron, mais dit-il, "c’était une rencontre informelle, organisée pour parler d’une relance de l’Europe, elle n’était pas destinée à être rendue publique". Pour le reste, pas question donc pour le Premier ministre d’indiquer pour qui il voterait au scrutin présidentiel français. " J’ai évidemment des convictions personnelles, mais en tant que Premier ministre je me dois de préserver les relations avec la France et ses futurs dirigeants ".

Zen attitude

Le Premier ministre préoccupé par la relance de l’Europe, mais qui estime -  malgré les critiques de certains - que ce n’est pas nécessaire pour son gouvernement.  Tout va très bien, merci. Charles Michel est adepte de la zen attitude : " ça fait 2 an et demi que ce gouvernement est en place et depuis 2 an et demi des journalistes annoncent chaque jour sa chute ".  Charles Michel qui balaye les récentes tensions qui ont fait parfois tanguer sa majorité. A mi-parcours de la législature, il a mis sur les points sur les i, réclamé et obtenu la loyauté et la solidarité de ses alliés jusqu'au bout. Comprenez : les législatives de 2019.

Pour le Premier ministre, il faut arrêter de diaboliser la N-VA. "Il y a une obsession des commentateurs et des journalistes sur la N-VA". Idem pour le Secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration, Théo Francken. "Sur ses tweets sur MSF je l’ai recadré, mais pour le sondage réalisé sur Facebook il n’y avait pas de raison. Il n’a stigmatisé personne".

Trop de niches

Charles Michel qui veut plutôt se concentrer plutôt sur les réformes socio-économiques. S’il estime que depuis le début de la législature, le gouvernement n’a pas chômé, d’autres lui reprochent - du moins ces derniers mois - une tendance à l’immobilisme. Mais Charles Michel l’assure : " je veux que 2017 soit une année utile pour des réformes structurelles ".

Certes la réforme sur l’impôt des sociétés (isoc) se fait attendre, mais on ferait plus qu’y penser au sein du gouvernement. Il est vrai que la question est explosive, la recherche du consensus relève de l’exercice d’équilibriste. Dans les grandes lignes, Charles Michel plaide pour une baisse de l’impôt des sociétés mais dans un cadre budgétaire maîtrisé, la réforme doit par ailleurs bénéficier aux PME. Théoriquement, en Belgique l’impôt nominal s’élève à 33%, mais il existe de nombreuses niches fiscales. Charles Michel estime qu’une plus grande simplicité du système fiscal serait bénéfique. Le gouvernement travaillerais sur ce chantier, mais dans la " discrétion "

Le Premier ministre qui a encore confirmé la décision de reporter l’équilibre budgétaire à 2019. Une entorse à la sacro-sainte orthodoxie budgétaire ?  "Non, nous devons maintenir l’équilibre crucial entre l’assainissement budgétaire et des mesures pour la relance économique ".

Premier-ministre, pas porte-parole

Charles Michel n’entend pas s’immiscer dans le dossier dit du Kazakhgate, ni sur l’opportunité d'une audition de son ministre des Affaires étrangères et collègue de parti, Didier Reynders (MR) par la commission d’enquête parlementaire. "Je respecte la séparation des pouvoirs. Je commettrais une faute juridique si je devais donner l’impression d’influencer la commission d’enquête parlementaire".  Charles Michel qui renvoie toutes les questions sur une éventuelle exclusion d’Armand De Decker du MR au président de son parti, Olivier Chastel. " Je ne suis pas porte-parole du MR, je suis Premier ministre de ce pays ".

Enfin, Charles Michel se dit plutôt flatté qu’un sondage de la Vrt en fait le politique le plus populaire en Flandre, mais il rappelle aussi que d’autres sondages le place en seconde place en wallonie. "C’est pas mal, non…, même si les sondages vous savez... "

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