Blocage sur les blocages

Blocage sur les blocages - Les coulisses du pouvoir
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Pas d’accord sur l’encadrement du droit de grève entre partenaires sociaux, c’est peut-être une nouvelle bombe sur le fauteuil du Premier ministre…

Trois mois avant les élections sociales, dans un climat tendu, se retrouver à devoir limiter le droit de grève dans un gouvernement divisé sur la question disons qu’il y a plus confortable pour Charles Michel. On n’y est pas encore mais ce dossier à haut risque prend en tous les cas la direction de la rue de la Loi. Les patrons et les syndicats étaient en bonne voie pour trancher la question entre eux, mais les détails sont plus que des détails dans ce dossier. On parle de blocage de voie d’accès, de route et de responsabilité en cas de débordements, vu ce qui s’est passé ces derniers mois la sensibilité est extrême sur ces questions dans les deux camps.

Les syndicats sont plutôt en difficulté au vu du tollé suscité par ces blocages...

C’est assez clair, sur les réseaux sociaux et dans une partie de la presse, les actions de blocage des syndicats sont durement attaquées, incomprises. Vous connaissez aussi la situation politique, avec une majorité de droite au fédéral qui a déjà dégainé plusieurs propositions sur la question, et donc au final le rapport de force n’est évidemment pas favorable aux syndicats, ils sentent bien qu’il faudra lâcher quelque chose. C’est pour ça qu’ils ont accepté de revoir avec les patrons le protocole de 2002 qui balise le comportement des deux parties en cas de grève.

Et pourtant ça n’a pas fonctionné, le dossier est bloqué…

Qu’est-ce qui a joué ?… Très certainement une unité syndicale plus forte que prévu. FGTB, CSC et même CGSLB sont plutôt largement d’accord pour ne pas s’enfermer dans un exercice de la grève qui ne dérangerait finalement plus personne, qui ne paralyserait plus rien, qui ne pèserait plus sur l’économie.
Ils ont été sans doute d’autant plus unis par l’annonce de la société Accent Jobs qui encourage ses travailleurs à boycotter les élections sociales en échange d’un smartphone. Les élections sociales qui rendent ces discussions très sensibles. La question maintenant c’est de savoir si la majorité va tenter de calmer le jeu ou au contraire d’enfoncer le clou…

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