Balance ton soutien-gorge: le #NoBraChallenge

Balance ton soutien-gorge: le #NoBraChallenge
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Balance ton soutien-gorge: le #NoBraChallenge - © Capture d'écran Instagram - @_ashleycrossing

De plus en plus de femmes rejettent ce qu'elles considèrent comme un symbole d'oppression, le soutien-gorge. Le mouvement #NoBra ("pas de soutien-gorge" en anglais) est devenu pour certaines un symbole de féminisme du quotidien. Le nombre de pages facebook, de pages instagram pullulent. Le #NoBraChallenge a fait son apparition pour motiver celles qui n’ont pas encore osé passer le cap.

Les blogs d’expérience foisonnent sur le web comme les "un an sans bra" ou "le slow bra" qui a vu le jour aussi : une sorte de transition douce avec des brassières.

Les conseils s’échangent sur toutes ces plateformes pour savoir comment répondre aux importuns pour qui une femme sans soutien-gorge est juste une allumeuse. Le mouvement s’exprime sur Internet, au boulot, dans la rue, pour libérer les poitrines d’un objet jugé superflu et peu confortable. 

Le soutien-gorge serait mauvais pour la santé ?  

A cause du soutien-gorge, un nombre important de femmes auraient tendance à se voûter petit à petit. Ces mauvaises postures conduiraient à des problèmes respiratoires voire digestifs tels que des brûlures gastriques d’après certains médecins.

Le professeur Jean-Denis Rouillon du CHU de Besançon, qui a mené une enquête pendant 15 ans, a notamment constaté que les femmes qui ne portent pas de soutien-gorge ont un sein plus ferme en vieillissant et adoptent une bien meilleure posture. Sortir sans soutien-gorge n’aurait donc que des avantages : faire des économies tout en protégeant votre santé.

Une allure négligée?

Ne pas porter de soutien-gorge, peut-être perçu par certains comme un manque de professionnalisme au travail, l’injonction est vraie aussi dans la rue, dans les loisirs. Certaines s’entendent dire que leur allure fait négligée. En Argentine, une jeune fille s’est fait sanctionner par son lycée parce qu’elle ne portait pas de soutien-gorge et cela a créé un tollé. Fin avril, à Buenos Aires, Bianca s’est fait renvoyer chez elle pour se changer avec un avertissement à faire signer par ses parents.

Un grand lâcher de soutien-gorge a été organisé deux jours plus tard, devant le ministère de l’Éducation argentin, en signe de protestation. Dans ce pays d'Amérique du Sud, cela fait trois ans que le mouvement féministe se fait entendre. Des filles de plus en plus jeunes réclament leurs droits. La lutte qui a commencé par la dénonciation des féminoïdes s’est étendue à la légalisation de l’avortement, aux cours d’éducation sexuelle, au harcèlement de rue. 

Pour beaucoup de femmes, passer en mode “no bra”, c'est une autre façon de réaliser à quel point les femmes subissent des contraintes spécifiques quant à leur aspect, que ce soit au travail à l'école ou dans l'espace public.

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