50 jours après les élections, toujours pas de gouvernement(s)

Philippe Walkowiak
Philippe Walkowiak - © RTBF

Bien entendu, les 50.000 électeurs germanophones ont déjà vu la concrétisation de l’un de leurs bulletins de vote déposés dans l’urne le 26 mai dernier. Un gouvernement a été installé en 48h à Eupen. Pour les 8 millions d’autres, après 50 jours, prière d’attendre.

Bruxelles y est… presque

Un accord paraissait acquis en région bruxelloise mais en dernière minute tout est reporté. La faute aux libéraux ? Le MR, rendu incontournable en Wallonie et en Communauté Française, s’y serait bien vu ; l’Open VLD posera la question par politesse et les trois partis francophones de la future majorité déclineront.

La région-capitale devrait disposer d’un nouvel exécutif pour la fête nationale. Le casting de la nouvelle équipe Vervoort reste à finaliser comme la répartition des compétences.

La Wallonie attend Bruxelles

En Wallonie, PS et ECOLO, après avoir voulu gouverner à " gauche toute " se retrouve donc à inviter Charles Michel à négocier. Ce dernier, devenu incontournable, fait monter (un peu) la pression sur Bruxelles. Les véritables discussions sur un programme wallon et dans la foulée celui de la Fédération Wallonie-Bruxelles ne reprendront véritablement qu’une fois le nouveau gouvernement bruxellois (et donc la mise sur la touche des libéraux) confirmé.

A la fin de cette législature, le MR célébrera ses 20 ans d’opposition bruxelloise. Ostracisme…

La Flandre attend le fédéral qui attend un miracle

Bart De Wever est rentré de Bogota pour constater que son parti venait de passer sa plus mauvaise fête flamande, empêtré dans un scandale mêlant son président de parlement à plusieurs affaires qui ont fait grand bruit.

Le " formateur " De Wever a placé les négociations pour la constitution d’un gouvernement flamand sur " pause ", après avoir négocié avec le seul Vlaams Belang. Il attend de voir comment le CD & V et l’Open VLD se comporteront, pour choisir son allié. C’est ainsi qu’il faut comprendre les gages donnés par Piet De Crem : la N-VA doit absolument intégrer la coalition fédérale.

Ce faisant, cela rend un accord PS-N-VA indispensable… or les nationalistes ne veulent discuter que de la fin de la Belgique avec les socialistes, ce qu’ils recouvrent du vocable fourre-tout, " confédéralisme ".

La Belgique est bien sur les bases de son record du monde de non-gouvernement. Avant le scrutin, le gouvernement fédéral était déjà en affaires courantes, depuis 156 jours.

 

@PhWalkowiak

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