Syrie: débat tendu à l'ONU, paralysée par la Russie

Syrie: débat tendu à l'ONU, paralysée par la Russie
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Alors que les combats ont repris à Alep, les réactions internationales se multiplient. La France appelle au déploiement d'observateurs de l'ONU pour superviser l'évacuation des civils et des combattants d'Alep est. Mardi soir, à New York, les échanges ont été très vifs au Conseil de sécurité des Nations Unies, notamment entre les diplomaties américaines et russes. La réunion a été convoquée en urgence.

"Honte"

Autour de la table, Américains, Russes, Syriens. Le ton est moins diplomatique que d'accoutumée. Les échanges sont à l'image du conflit, extrêmement violents. Le mot "honte" a été lancé.

"Le régime d'Assad, la Russie, l'Iran. Vos forces armées, vos autorités sont responsables de ces crimes, a lancé Samantha Power, ambassadrice des Etats-Unis auprès des Nations Unies. Vos bombes, vos canons, vos attaques aériennes ont permis à la milice d'Alep d'encercler des dizaines de milliers de civils dans un nœud coulant toujours plus serré. C'est votre nœud coulant. Êtes vous vraiment incapable d'avoir honte ? Il n'y a vraiment rien qui peut vous faire honte ? Il n'y a pas un acte de barbarie contre des civils, pas d'exécution d'enfants qui vous donne la chair de poule, qui vous fait un tant soit peu frémir ?"

"Mère Teresa"

"Je trouve la déclaration de la représentante américaine très étrange, a rétorqué son homologue russe Vitaly Churkin. Elle parle comme si elle était Mère Teresa. S'il vous plait, souvenez vous quel pays vous représentez. Souvenez vous des actes de votre pays dans le passé et alors seulement, vous viendrez nous donner des leçons de morale."

Quant à l'émissaire de Bachar Al Assad, il garde, malgré les faits, la même posture. Il nie en bloc : "Je rejette à 100% les allégations des membres du Conseil de sécurité qui parlent d'acte de vengeance, de terreur, d'exécutions sommaires auprès des civils syriens par le gouvernement syrien et ses forces."

On a donc assisté à un débat animé mais dont rien ne ressortira sinon, une fois encore, l'impuissance des Nations Unies, la Russie paralysant toute action.

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