La sonde Juno, en partie liégeoise, est en orbite autour de Jupiter

Montage photo réalisé par la Nasa de la sonde Juno en orbite autour de Jupiter, le 5 août 2015 - ©
Montage photo réalisé par la Nasa de la sonde Juno en orbite autour de Jupiter, le 5 août 2015 - © - © Nasa

La sonde interplanétaire Juno, qui comporte un peu de technologie liégeoise, a été placée cette nuit sur orbite autour de Jupiter. Elle avait été lancée il y a cinq ans par la Nasa et est donc entrée dans l’orbite de la plus grande planète du système solaire au terme d’un périple de près de trois milliards de kilomètres.

Son objectif : mieux connaître l'origine du système solaire en scrutant de près la première de nos planètes. C'est la première fois qu'une telle observation de pôle à pôle, là où les champs électromagnétiques sont les plus forts, sera réalisée. Pour cela, il a fallu, cette nuit, parvenir à ralentir la sonde pour qu'elle soit captée par l'orbite de Jupiter, une opération délicate.

"C’est un gros soulagement parce que tout notre travail dépend de ces données donc si celles-ci n’arrivent pas, nous n’avons pas de travail. Cette nuit, c’était assez délicat car il y a beaucoup de choses qui peuvent ne pas fonctionner quand on travaille avec des instruments dans l’espace. C’est un environnement qui n’est pas du tout facile à gérer. Heureusement, la sonde a apparemment déjà envoyé les signaux qui permettent de savoir l’état de celle-ci et des instruments à son bord, et tout va bien", explique Denis Grosdent, directeur du laboratoire de physique atmosphérique et planétaire de l'ULG

La sonde Juno a coûté un milliard de dollars et comporte un peu de technologie liégeoise pour observer les aurores : "L’ULG est directement impliquée dans un des instruments de la mission.  Il s’agit d’un spectrographe ultraviolet qui va nous permettre d’observer les aurores qui apparaissent au pôle Nord et au pôle Sud de Jupiter. C’est extrêmement important parce que ces aurores nous donnent une image de ce qui se passe dans l’atmosphère de Jupiter et aussi à l’extérieur de Jupiter. Cela nous permettra aussi de comprendre les interactions que Jupiter a avec ses lunes par exemple", précise-t-il encore.

Les premières images captées par Juno sont prévues pour l'automne.

 

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