Unanimes contre la réforme du droit du travail, les syndicats écrivent à Kris Peeters

La réforme du droit du travail, qui comprend l'annualisation du temps de travail et la fin de la semaine des 38H, ou les nouvelles mesures sur les heures supplémentaires,  restent en travers de la gorge des syndicats. Sur le fonds et sur la méthode. la confiance semble bien totalement rompue avec le ministre de l'emploi. Dans un courrier qui lui est adressé, ainsi qu'au Premier ministre, Charles Michel (MR), les syndicats accusent Kris Peeters (CD&V) de vouloir court-circuiter la concertation sociale.

Le projet de Kris Peeters a officiellement été transmis à la présidente du groupe des 10. Mardi, patrons et syndicats s'étaient retrouvés pour un premier tour de table. Les syndicats ont ensuite dans la foulée adressé ce courrier au ministre de l'Emploi et au Premier ministre.

Votre volonté est de court-circuiter la concertation sociale

Les nouvelles mesures sur la durée du temps de travail, les heures supplémentaires et la flexibilité sont déjà possibles aujourd'hui, mais moyennant encadrement via la concertation sociale au niveau des secteurs ou des entreprises. Demain ces mesures seront généralisées sans obligation de négociations avec les organisations syndicales. "Votre volonté, écrivent les syndicats, est aujourd'hui de court-circuiter la concertation sociale."

"Nous n'entendons pas nous laisser entraîner dans un semblant de concertation qui, même lorsqu'un accord unanime intervient entre les interlocuteurs sociaux, n'est pas respecté par le gouvernement qui considère décider seul", écrivent-ils aussi.

Inacceptable donc; les syndicats n'entendent pas se laisser entraîner dans un semblant de concertation sociale. Ils attendent une clarification du ministre de l'Emploi.

Les syndicats en front commun réfléchissent aussi à la riposte. L'idée d'une grande manifestation nationale est acquise pour la fin mai, à une date qui reste à préciser. t d'autres actions pourraient être organisées en juin et à la rentré. L'idée d'une grève est sur la table. La décision du front commun est attendue mardi prochain.

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