Jan Jambon: "La volonté de revenir au plus vite à une vie normale"

Au lendemain des attentats de Bruxelles, le message de Jan Jambon, ministre de l’Intérieur, est double: un message de solidarité avec toutes les victimes, les familles des victimes, les amis des victimes. "Je pense que ce qu’on a vécu hier est incroyable et on ne peut pas le décrire." Le deuxième message est la conviction qu’on doit continuer notre combat contre la violence extrémiste et les terroristes qui attaquent les valeurs de base de notre société. "Je suis convaincu qu’on va gagner ce combat avec tous les pays européens. Des attaques comme hier, et des actions comme hier, ça donne tellement de misères et donc on doit continuer nos travaux."

"Hier soir, la question était de savoir que faire avec les écoles et les gares"

Ce matin, la Belgique se réveille en niveau d’alerte maximale. Est-ce que cela signifie qu’il faut aller travailler comme d’habitude et mettre ses enfants à l’école comme d’habitude ? Ou faut-il changer nos habitudes ? Dans les circonstances extrêmement lourdes de mardi, le gouvernement a pris la décision d’évoluer le plus rapidement possible vers une vie normale, explique le ministre de l’Intérieur : "Hier soir, la question était de savoir que faire avec les écoles et les gares. Nous avons essayé d’aller le plus vite possible vers une vie normale. Je pense qu’on doit reprendre les choses le plus vite possible et dans les circonstances qui sont possibles parce que je peux bien imaginer que pour beaucoup de nos citoyens c’est très lourd. Mais on ne peut pas se laisser dominer par le terrorisme".

Le niveau 4, un nouveau risque d’attentat?

Le niveau 4 a été décidé hier quand les actions étaient encore en cours. Et ce niveau a été gardé par crainte d’un troisième arrive. "L’OCAM qui décide le niveau de menace se réunit encore ce mercredi matin pour revoir cette situation. On restera au niveau 4 si vraiment il y a une menace imminente. C’est à eux de faire l’analyse ce matin."

Et le ministre de l’Intérieur le confirme, l'enquête continue. Les perquisitions vont continuer, mais pas questions de fournir des informations : "Le principal, c’est que l’enquête se déroule dans les meilleures circonstances. Je ne vais pas donner de détails sur l’enquête".

Est-ce une "réplique" de l’arrestation de Salah Abdeslam ou un attentat préparé de de longue date ? Les hypothèse, sont nombreuses : "C’est aux enquêteurs de voir où est la vérité. Mais je ne pense pas que d’ici vendredi on puisse créer une action, comme hier, en deux trois jours. C’est aux enquêteurs de faire la part avec la réalité".

La Belgique décrite comme le maillon faible

A la presse internationale qui assure que Bruxelles a été frappée parce que c’est le ventre mou de la lutte anti-terroriste en Europe et le maillon faible de la lutte anti-terroriste en Europe, Jan Jambon exprime son étonnement. "Vraiment, je ne comprends. L’année dernière, on a eu cette action à Verviers. Nous étions les seuls dans le monde à agir comme cela. On a arrêté Salah Abdeslam. Tout le monde le recherchait. On l’a arrêté. Nous avons condamné des terroristes. Nous étions les premiers en Europe. On a eu cette action, et là nous ne sommes pas les premiers en Europe. Je ne comprends pas. On sait très bien qu’on est au niveau 4, la norme la plus haute en Europe. C’est la vérité."

"Et si vous voyez les moyens libérés pour cette attaque, je pense que nous faisons ce qui est nécessaire. J’ai toujours dit : une garantie de sécurité à 100%, personne ne peut le garantir mais nous continuons le combat."

Des mesures d’exception? 

Faudra-t-il aller plus loin et prendre des mesures d’exception? C’est le le Kern qui se réunit ce matin qui en décidera. La question sera certainement sur la table. Mais peut-être pas jusqu’aux pouvoirs spéciaux : "Ce n’est pas dans la culture de notre démocratie. Je ne sais pas ce que ça rapporte. On a pris beaucoup de mesures. Chaque mesure est déjà implémentée. Je pense qu’on doit rester cool, vraiment maîtriser la situation et voir si on doit encore ajouter des mesures. Mais nous devons rester calmes".

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