N-VA : le spectre de l'Echec

Face au déluge de critiques de la presse, de l’opposition, du CD&V, du VLD et même du MR, Bart de Wever est sorti du bois et à montrer l’index… Il estime que les critiques contre son parti, contre le ministre des finances Johan Van Overtveldt sont du show et de rajouter :"je peux l’accepter un temps, mais s’agit-il d’un échauffement avant négociations ou va-t-on continuer à dire non à toutes les propositions que nous mettons sur la table ? " Pas de quoi faire trembler le gouvernement. Mais tout de même assez pour rappeler à tous les partenaires, CD&V surtout, VLD et MR ensuite qui est le patron.

La Nva est à nouveau dans la posture du seul contre tous…

Une posture qui lui à tant réussi. Le seul problème ici c’est qu’elle est seule contre tous, mais qu’elle n’est pas vierge. Elle est aux manettes. Si sur la sécurité et l’asile, les ministres semblent assurer, aux finances c’est autre chose. Mais il y a plus sans doute que les erreurs de Johan Van Overtveldt, c’est qu’au fond la NVa sent qu’elle manque cruellement de résultats en matière de politique budgétaire. La croissance est faible, le tax shift coûte cher, la sécurité, la crise de l’asile aussi et les économies sont beaucoup plus rares et difficiles à réaliser que prévu. Résultats de l’équation : un trou budgétaire et l’espoir d’un assainissement durable qui s’envole et avec lui une des grande promesse de la NVa.

Le mot crise revient à nouveau hanter la rue de la Loi…

C’est le cas de Luc Van Der Kelen, l’éditorialiste du Laatste Nieuws ou le politologue Dave Sinardet :tous deux disent qu’aujourd’hui la possibilité d’un échec du gouvernement redevient une option car au fond que dit Bart de Wever au sujet des critiques ? " Je peux l’accepter un temps " veut bien dire, "à un moment je ne l’accepterai plus." La NVa, veut faire croire que c’est le parti qui aurait le moins à perdre d’un échec. C’est plus qu’un rappel, c’est une menace.

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