COP21: c'est parti pour 195 pays, mais sans accord intrabelge?

La Planète bleue n'a plus le temps d'attendre.
La Planète bleue n'a plus le temps d'attendre. - © FRED DUFOUR - AFP

C’est un peu ironique. 195 pays, 150 dirigeants, une conférence mondiale pour tenter de s’accorder sur les moyens de lutter contre le réchauffement de la planète et, au niveau de la petite Belgique, toujours pas d’accord climat alors qu’il s’agit de répartir l’effort climatique entre les trois Régions et le Fédéral.

Charles Michel, notre Premier ministre, sera aujourd’hui à Paris. Il va prendre la parole devant l’assemblée. Il espérait sans doute pouvoir représenter un pays avec une position forte et claire. Ce ne sera visiblement pas le cas.

Voici ce qu’en disait dimanche le climatologue belge, Jean-Pascal van Ypersele, qui se trouve à Paris: "Je suis assez triste de voir, alors qu’on essaie de mettre l’ensemble de la communauté internationale d’accord sur un projet ambitieux pour protéger le climat pour l’ensemble de la planète, qu’au niveau de la Belgique on ne soit pas capable de se mettre d’accord entre les trois Régions et le Fédéral, mais j’espère que ce sera bientôt résolu.

Un nouveau compromis rédigé dimanche

Jean-Pascal van Ypersele espère que ce sera bientôt résolu "parce qu’en fait on travaille d’arrache-pied du côté belge". Dimanche encore, il y a eu une réunion entre les quatre parties, le Fédéral et les Régions, qui a abouti à une nouvelle proposition d’accord climat. En octobre, un premier accord de répartition avait été, lui, rejeté par la Flandre après le non de la N-VA.

Le nouveau compromis doit encore obtenir l’aval des gouvernements régionaux et du Fédéral. Paul Furlan, le ministre wallon de l’Energie, le commente : "Chat échaudé craint l’eau froide, puisque le précédent accord n’avait pas été avalisé par les gouvernements. Donc, ici, la formule c’est une proposition que chacun des ministres souhaitera à son gouvernement… Côté wallon, nous avons fait d’importants efforts pour arriver à cet accord. Les efforts sont conséquents, mais je pense que ça reste acceptable et, en tout cas, les défis climatiques qui sont devant nous nécessitent qu’on se mette d’accord".

Six ans que l’on recherche une clé de répartition

L’accord porte sur les efforts à réaliser en matière de production d’énergies renouvelables ou de réductions d’émission de gaz à effet de serre d’ici 2020. En fait, ça fait six ans qu’on essaie de trouver une clé de répartition. Pour certains, ces discussions, au niveau intrabelge, sont déjà dépassées puisqu’à la conférence de Paris on va aller un pas plus loin. On va négocier des objectifs non plus pour 2020, mais déjà pour l’horizon 2030.

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