David Cameron a détaillé ses propositions de réforme de l'Union européenne

David Cameron a détaillé ses propositions de réforme de l'Union européenne
David Cameron a détaillé ses propositions de réforme de l'Union européenne - © KIRSTY WIGGLESWORTH - AFP

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a confirmé mardi la réception de la lettre du Premier ministre britannique David Cameron détaillant ses propositions de réforme de l'Union européenne. La Commission européenne relève des éléments qui coincent dans les exigences britanniques.

En confirmant la réception de la lettre, M. Tusk a précisé que les négociations pouvaient désormais commencer.

"La semaine prochaine, je lancerai des consultations bilatérales avec les Etats membres ainsi qu'avec le Parlement européen sur les sujets à traiter dans les négociations pour maintenir le Royaume-Uni dans l'UE", a déclaré Donald Tusk sur Twitter.

La lettre de M. Cameron détaille quatre demandes qui devront être au centre de la renégociation de l'appartenance du Royaume-Uni à l'UE, en vue du référendum sur cette question prévu avant fin 2017.

Le Premier ministre britannique exige que l'UE garantisse l'égalité entre les États membres et non-membres de la zone euro, se concentre sur la compétitivité du marché unique, exempte le Royaume-Uni des travaux en vue d'une union toujours plus étroite et prévoie le contrôle national de l'immigration. Si ces conditions sont remplies, le Premier ministre britannique s'engage à se battre pour le maintien de son pays dans l'UE.

L'exécutif européen va désormais "analyser dans les détails" ces demandes, a réagi le porte-parole de la Commission européenne, Margaritis Schinas. La lettre comporte selon lui "a priori une série d'éléments réalisables" comme le renforcement du rôle des parlements nationaux. Mais il y a aussi "des questions difficiles", dont les relations entre les pays qui font partie ou non de l'eurozone. Enfin, il y a des demandes qui posent "problème" en ce qui concerne les libertés fondamentales au sein du marché intérieur. "La question de la discrimination à l'encontre des ressortissants de l'UE relève très certainement de cette catégorie", a précisé le porte-parole.

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, s'est entretenu lundi avec M. Cameron. Il rencontrera cet après-midi le chancelier de l'Échiquier, George Osborne.

Du côté des réactions, le premier ministre Charles Michel n'est pas surpris par ce que David Cameron a mis sur la table et se montre même plutôt positif : "Je vois que sur beaucoup de points, il est possible d'aller de l'avant. Et d'aller de l'avant en faisant faire à l'Europe un pas dans la bonne direction : plus d'efficacité, moins de bureaucratie, se concentrer réellement sur le développement économique et l'emploi en Europe. Il y a naturellement au départ des points plus difficiles, comme dans toute négociation. Et pour les points plus difficiles, on devra chacun être créatifs et chacun dire aussi quelles sont les lignes rouges qui ne pourront pas être franchies".

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