Pourquoi la Wallonie accueille-t-elle plus de réfugiés que la Flandre ?

Répartition des centres d'accueil en Belgique au 15 septembre.
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Répartition des centres d'accueil en Belgique au 15 septembre. - © iRTBF

Dans le cadre d'une journée spéciale "Les réfugiés et moi", la RTBF a demandé aux internautes à quelles questions ils souhaitaient obtenir une réponse. Cet article répond à une des trente questions les plus fréquemment posées.

 

La Wallonie accueille pour l'instant plus de demandeurs d'asile que la Flandre. La raison est très simple : il y a plus de centres d'accueil au Sud du pays qu'au Nord. Les demandeurs d'asile sont hébergés dans des institutions qui dépendent de Fedasil, mais aussi via des conventions par des partenaires comme la Croix-Rouge, des associations ou les CPAS.

Pourquoi la Wallonie accueille-t-elle plus de réfugiés que la Flandre ? Comment répartir équitablement les réfugies en Belgique ?

Fedasil gère 18 centres répartis dans  toutes les régions du pays, 9 en Wallonie, 6 en Flandre et 3 à Bruxelles.

Fedasil et ses partenaires disposaient au 28 septembre d'une capacité d'accueil 22.500 demandeurs d'asile. Ces personnes sont accueillies dans des centres d'accueil Fedasil ou Croix-Rouge et dans des logements individuels (gérés par des CPAS ou des associations). Environ 2/3 des personnes sont accueillies en centre, 1/3 en logement individuel.

Parallèlement à cela, ces dernières semaines, la Croix-Rouge a mis en place un grand nombre de centre (Tournai, Belgrade/Namur, Barvaux, etc) - ce qui explique la part importante de l'accueil en Wallonie. Mais, de nouvelles structures d'accueil sont prochainement prévues en Flandre (Coxyde, Lombardsijde, Houthalen, Leopoldsburg, etc) et la répartition régionale sera dès lors quelque peu modifiée.

Par ailleurs, Fedasil réalise une étude sur la répartition des places entre les différents CPAS du pays. Cette étude sera d'abord soumise au  Secrétaire d'Etat N-VA, Theo Francken.  Le gouvernement fédéral planche, en effet, actuellement sur une mesure visant à répartir une partie des demandeurs d'asile dans les différentes communes du pays. Ce 'plan de répartition' (obligatoire ou volontaire) fera l'objet d'une décision politique dans les jours ou les prochaines semaines

Nous verrons dans la liste ci-dessous que beaucoup de centres d'accueil Fedasil sont des casernes désaffectées ou dont une partie est affectée à la prise en charge des demandeurs d'asile. Force est de constater, qu'au gré, des plans de restructuration de l'armée, la défense a fermé plus de casernes au Sud qu'au Nord. Voilà notamment pourquoi, la Wallonie est pour l'instant en mesure d'accueillir plus de candidats.  

Quelle est la répartition entre les trois Régions du pays ?

Au 9 septembre 2015, les candidats réfugiés sont répartis comme suit :

49,9 % en Wallonie soit +/- 10.000 personnes.

42,5 % en Flandre soit +/- 8500 personnes.

7,6 % à Bruxelles, soit 1527 personnes.

Ces chiffres évoluent et vont évoluer chaque jour puisque de nouvelles places sont nécessaires afin de répondre à la hausse des demandes d'asile.

La situation en septembre 2015

En Wallonie : 9 centres Fedasil, 20 centres de la Croix-Rouge, le centre des Mutualités socialistes, 193 CPAS et des associations proposent ensemble 49,9 % des places d'accueil.

En Flandre: 6 centres Fedasil, 16 centres de la Croix-Rouge flamande, 259 CPAS e des associations offrent ensemble 42,5 % des places d'accueil.

A Bruxelles (Région Bruxelles-Capitale): 3 centres Fedasil, 2 centres Croix-Rouge francophone, 2 centres Croix- Rouge flamande, 5 CPAS et des associations proposent ensemble 7,6 % des places.

Le détail des centres en Wallonie

Bovigny : 430 places d’accueil. Le centre s’est installé dans une ancienne base de l’OTAN. Il s’est ouvert le 26 juin 2001.

Charleroi : 226 places d’accueil.Le centre s’est installé dans un ancien centre d’épidémiologie. Il s’est ouvert en 1999.

Elsenborn : 500 places d’accueil. Le centre s’est installé dans une caserne militaire dont une partie est toujours en activité.Ouverture le 3 septembre 2015.

Florennes : 472 places d’accueil. Le centre a été inauguré en 1992 en tant qu’extension du Petit Château, il est autonome depuis 1997. Ce centre a la particularité d’accueillir 40 Mineurs étrangers non accompagnés. Une aile du bâtiment est réservée aux familles depuis 2009.

Jodoigne : 407 places d’accueil. Le centre existe depuis mars 2003.

Morlanwelz : 232 places d’accueil. Le centre s’est installé, en 1999, dans un ancien centre médico –technique. Il prend en charge 42mineurs non-accompagnés .

Pondrôme : 277 places d’accueil. Il existe depuis 2004 pour doubler sa capacité d’accueil en 2008. La particularité de Pondrôme est d’offrir des foyers communautaires disponibles pour environ 20 résidents. Il accueille une vingtaine de mineurs non-accompagnés (MENA).

Rixensart : 236 places d’accueil. Le centre s’est installé, en 1999, dans l’ancien Institut Borremans.

Sugny : 220 places d’accueil . C’est une ancienne caserne militaire. Le centre a ouverts ses portes en 2000. Il propose 30 places d’accueil pour MENA. C’est aussi une Centre d’Observation et d’orientation au vert pour l’accueil des MENA qui ont 4 mois pour réfléchir à un projet pour leur orientation scolaire.

Le détail des centres en région bruxelloise

Petit-Château : 844 places d’accueil, il existe depuis 1986. Le Petit Château accueille 40 MENA dans une aile baptisée CADE( Center for Adolescents in Exile)

Neder-over-Hembeeke : 50 places d’accueil. Ce centre est spécialisé dans l’accueil des MENA. Les MENA sont de trois types : les demandeurs d’asile, les non-demandeurs d’asile et le jeunes interceptés aux frontières.

Woluwe-Saint-Pierre : 80 places d’accueil

Le détail des centres en Flandre

Arendonk : 460 places d’accueil. Cette ancienne base est devenue centre d’accueil en 2001.

Broechem : 413 places d’accueil. Cette ancienne base anglaise est devenue centre d’accueil en 2002.

Kapellen : 540 places d’accueil. Le centre s’est installé dans l’ancienne caserne Bauwin en 1997

Poelkapelle : 327 places d’accueil. Le centre d’accueil existe depuis 2010.

Saint-Trond : 518 places d’accueil. Cette ancienne caserne a été reconvertie centre d’accueil en 1998.

Steenokkerzeel : 50 places pour MENA. C’est également un Centre d’Observation et d’orientation pour les MENA.

 

Quelle est la répartition entre les trois Régions du pays ?

Au 9 septembre 2015, les candidats réfugiés sont répartis comme suit :

49,9 % en Wallonie soit +/- 10 000 personnes.

42,5 % en Flandre soit +/- 8500 personnes.

7,6 % à Bruxelles, soit 1527 personnes.

Ces chiffres évoluent et vont évoluer chaque jour puisque de nouvelles places sont nécessaires afin de répondre à la hausse des demandes d'asile.

La situation en septembre 2015

En Wallonie : 9 centres Fedasil, 20 centres de la Croix-Rouge, le centre des Mutualités socialistes, 193 CPAS et des associations proposent ensemble 49,9 % des places d'accueil.

En Flandre: 6 centres Fedasil, 16 centres de la Croix-Rouge flamande, 259 CPAS e des associations offrent ensemble 42,5 % des places d'accueil.

A Bruxelles (Région Bruxelles-Capitale): 3 centres Fedasil, 2 centres Croix-Rouge francophone, 2 centres Croix- Rouge flamande, 5 CPAS et des associations proposent ensemble 7,6 % des places.

Le détail des centres en Wallonie

Bovigny : 430 places d’accueil. Le centre s’est installé dans une ancienne base de l’OTAN. Il s’est ouvert le 26 juin 2001.

Charleroi : 226 places d’accueil.Le centre s’est installé dans un ancien centre d’épidémiologie. Il s’est ouvert en 1999.

Elsenborn : 500 places d’accueil. Le centre s’est installé dans une caserne militaire dont une partie est toujours en activité.Ouverture le 3 septembre 2015.

Florennes : 472 places d’accueil. Le centre a été inauguré en 1992 en tant qu’extension du Petit Château, il est autonome depuis 1997. Ce centre a la particularité d’accueillir 40 Mineurs étrangers non accompagnés. Une aile du bâtiment est réservée aux familles depuis 2009.

Jodoigne : 407 places d’accueil. Le centre existe depuis mars 2003.

Morlanwelz : 232 places d’accueil. Le centre s’est installé, en 1999, dans un ancien centre médico –technique. Il prend en charge 42mineurs non-accompagnés .

Pondrôme : 277 places d’accueil. Il existe depuis 2004 pour doubler sa capacité d’accueil en 2008. La particularité de Pondrôme est d’offrir des foyers communautaires disponibles pour environ 20 résidents. Il accueille une vingtaine de mineurs non-accompagnés (MENA).

Rixensart : 236 places d’accueil. Le centre s’est installé, en 1999, dans l’ancien Institut Borremans.

Sugny : 220 places d’accueil . C’est une ancienne caserne militaire. Le centre a ouverts ses portes en 2000. Il propose 30 places d’accueil pour MENA. C’est aussi une Centre d’Observation et d’orientation au vert pour l’accueil des MENA qui ont 4 mois pour réfléchir à un projet pour leur orientation scolaire.

Le détail des centres en région bruxelloise

Petit-Château : 844 places d’accueil, il existe depuis 1986. Le Petit Château accueille 40 MENA dans une aile baptisée CADE( Center for Adolescents in Exile)

Neder-over-Hembeeke : 50 places d’accueil. Ce centre est spécialisé dans l’accueil des MENA. Les MENA sont de trois types : les demandeurs d’asile, les non-demandeurs d’asile et le jeunes interceptés aux frontières.

Woluwe-Saint-Pierre : 80 places d’accueil

Le détail des centres en Flandre

Arendonk : 460 places d’accueil. Cette ancienne base est devenue centre d’accueil en 2001.

Broechem : 413 places d’accueil. Cette ancienne base anglaise est devenue centre d’accueil en 2002.

Kapellen : 540 places d’accueil. Le centre s’est installé dans l’ancienne caserne Bauwin en 1997

Poelkapelle : 327 places d’accueil. Le centre d’accueil existe depuis 2010.

Saint-Trond : 518 places d’accueil. Cette ancienne caserne a été reconvertie centre d’accueil en 1998.

Steenokkerzeel : 50 places pour MENA. C’est également un Centre d’Observation et d’orientation pour les MENA.

De nouveaux centres vont s’ouvrir

Cette infographie, réalisée avec les chiffres fournis par Fedasil le 15 septembre 2015 indiquent la capacité maximale de chaque centre à un moment précis. Mais dans la situation actuelle, cette capacité est pratiquement atteinte à 100%, voire dépassée dans certains cas. Logiquement, ces données sont donc appelées à évoluer à la hausse au cours des prochaines semaines.

Ainsi, s’ouvrira, le 1er octobre, à Vilvoorde un centre d’accueil de la Rode Kruis. Probablement le 1er octobre également, des extensions de centres sont également planifiées à Florennes et Elsenborn avec 250 places supplémentaires. Précisons encore qu'il existe un centre d'accueil de plus de 500 places à Tournai, qui ne figure malheureusement pas sur la cartographie consacrée à la Wallonie.

Benoit Mansy, (Fedasil) évalue le nombre de demandeurs d’asile à 16 000 au début du mois de juillet, 21 000 à la mi-septembre et à 36 000 à la fin de cette année. En moyenne, Fedasil loge 2/3 des réfugiés dans ses propres centres et 1/3 dans des logements individuels (conventions Fedasil et CPAS/ONG)

 

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