Fidèle à l'accord, M.-Chr. Marghem ne se mouille pas sur le nucléaire

Marie-Christine Marghem a conclu que la pire des choses serait de ne rien faire.
Marie-Christine Marghem a conclu que la pire des choses serait de ne rien faire. - © ERIC LALMAND - BELGA

Il y a quelques semaines la ministre de l’Energie, de l’Environnement et du Développement durable avait fait des déclarations fracassantes sur ses doutes quant à la possibilité, pour la Belgique, de se passer de l’énergie nucléaire en 2025, accusant de menteurs ceux qui prétendaient le contraire. Son audition était donc aujourd'hui très attendue.

D’autant qu’elle avait ainsi suscité un tollé au sein même du gouvernement, en particulier auprès de l’Open VLD qui renvoyait à l’accord de gouvernement. Ce mardi, Marie-Christine Marghem a respecté cet accord à la lettre. Elle est résolument rentrée dans le rang en confirmant la volonté du gouvernement de sortir du nucléaire, non plus en 2015, mais plus tard.

Elle a répété "La prolongation des unités nucléaires de Doel 1 et 2 respectivement jusqu’au 31 mars 2015 et 2016. Ensuite, la prolongation de ces réacteurs ne dépassera pas 2025. Le gouvernent prendra, au plus tard le 31 décembre 2014, une décision sur la prolongation décennale avec les conditions nécessaires à cette prolongation en matière de sécurité et de sûreté." Dans quelques jours, Marie-Christine Marghem, présentera au gouvernement une note cette prolongation.

Il n’y aura donc pas de prolongation au-delà de 10 ans, annonce la ministre, tout en tenant compte de l’éventuelle relance de Doel 3 et Tihange 2, les deux centrales aux cuves fissurées qui attendent toujours l’éventuelle autorisation de l'Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire (AFCN).

"Agir pour les générations futures"

"Le gouvernement veillera à restaurer et à renforcer la fiabilité de nos infrastructures énergétiques", a-t-elle notamment déclaré au sujet de l'avenir énergétique belge, précisant que les énergies "renouvelables font évidemment partie" du schéma.

"J'ai la ferme intention d’agir pour nos citoyens et pour les générations futures", a conclu la ministre de l'Énergie à propos du développement durable.

Marie-Christine Marghem a conclu que la pire des choses serait de ne rien faire. Pas de quoi contenter l’opposition Ecolo/Groen, le PS et le cdH, tous évoquant des problèmes de sécurité et le coûts d’une énième cure de jouvence de nos centrales nucléaires.

Aucun écart donc par rapport à l'accord de gouvernement, si ce n'est une révision du cadre législatif du plan de délestage.

RTBF

Ci-dessous les trois notes de la ministre de l'Énergie, de l'Environnement et du Développement durable, Marie-Christine Marghem.

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