Quand l'extrême droite s'invite aux manifestations syndicales

La manifestation nationale de jeudi a rassemblé un nombre important de personnes. En fin de cortège, cependant, des échauffourées ont opposés quelques manifestants et les forces de l’ordre. Des incidents violents, qui ont vu des voitures incendiées, des pavés et du mobilier urbain lancés.

Loin d'incriminer la majorité des personnes présentes, des responsables du site d’information antifasciste Résistances affirment avoir reconnu, au sein du cortège, et aussi à proximité de l'endroit des incidents, des membres connus de groupes d’extrême droite.

Ainsi, d'après le site, des activistes du groupe extrémiste Nation y étaient présents. Ceux-ci auraient été écartés manu militari par de jeunes militants syndicalistes.

Les auteurs de l’article publié ce vendredi publient aussi des photos qui laissent peu de place au doute: des visages de l’extrême droite y sont clairement identifiables.

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Eite Homan et Karl-Jan Walle, deux leaders neonazis hollandais présents incognito à la manifestation © RésistanceS.be

Sur la photo ci-dessus, les auteurs ont reconnu par exemple, Eite Homan et Karl-Jan Walle à la hauteur de la place de Brouckère. Ces deux personnes font partie d'un groupe néo-nazi hollandais.

Les auteurs de l'article publient également une deuxième photo, montrant ces deux activistes sur les lieux des incidents violents, près de la Porte de Hal.

Les auteurs disent aussi avoir entendu des insultes racistes en marge de la manifestation. Des dockers, sans chasuble syndicale, s'en seraient pris à un militant réfugié politique sud-américain, le prenant pour un marocain.

Des observations intrigantes, explique Manuel Abramovicz, l'un des responsables du site d'informations. "Ce n'est pas l'habitude des mouvements d'extrême droite de participer aux cortèges syndicaux", dit-il. Sur la page web de l'un des groupe mentionnés, il est d'ailleurs bien clair que la manifestation ne rentrait pas dans les objectifs du groupe.

"Par contre, ce qui est certain, c'est que certains dockers ont des attitudes racistes", affirme cependant Manuel Abramovicz, qui explique que les animateurs du site avaient relevé, dans le passé, des accointances de certains membres de syndicats avec des mouvements d'extrême droite flamands. "Les syndicats ne tolèrent pas cela", précise-t-il, "les cas recensés ont toujours été sanctionnés par des exclusions".

Loin d'affirmer que la manifestation était noyautée, le site d'information explique simplement qu'il est utile de se rendre compte de la présence des mouvements extrémistes dans les espaces publics.

 

W. F. avec le site Résistances

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