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Jihadiste occidental en Syrie: mode d'emploi

Le jihad 5 étoiles : la Syrie a attiré depuis deux ans des milliers de jeunes musulmans, venus aider leurs frères en lutte contre le régime de Bachar al Assad. Une aide humanitaire pour certains au début, qui s'est muée en aide militaire.

Parmi les structures qu'ils intègrent, l'Etat Islamique (EI) figure au premier rang. Ce groupe extrémiste et brutal attire l'essentiel des étrangers venus combattre en Syrie et en Irak. 

Il contrôle un important territoire de la taille de la Jordanie, dont The Economist dresse une carte assez parlante. Sur ce territoire, vivent pas loin de 6 millions de personnes.

La communication de l'EI fonctionne bien, basée sur la terreur et la brutalité, et diffusée sur les réseaux sociaux. Elle est relayée par ces combattants venus d'occident, habitués aux technologies de la communication, amateurs de selfies et maniant les émoticônes et le LOL pour propager leurs exploits guerriers.

La ville de Raqqa dans l'est de la Syrie est devenue leur QG, offrant un niveau décent d'infrastructure grâce aux connections internet par satellite et l'afflux de biens et de nourriture. Autre chose que l'Afghanistan, ce qui a fait dire à certains que c'était le #FiveStarJihad.

Des combattants venus de Belgique

The Economist dresse le portrait des combattants occidentaux en Syrie. 

Sur base de chiffres du Soufan Group basé à New York, il estime que sur 12 000 combattants arrivés en Syrie avant mai, 3000 viennent de pays occidentaux, et que dans ce groupe, les pays envoyant le plus grand nombre de combattants au regard de la population sont la Belgique, le Danemark et la France qui, avec la Grande-Bretagne, envoie le contingent les plus important : respectivement 700 et 400.

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Jihadiste occidental en Syrie: mode d'emploi © Tous droits réservés

Pour les Britanniques, le fait que l'anglais soit largement utilisé en Syrie et en Irak joue un rôle, de même que le fait que le Royaume-Uni a accueilli beaucoup de musulmans extrémistes. De façon générale, ces Occidentaux sont utiles à l'EI pour plusieurs raisons, explique The Economist : ils parlent anglais ou d'autres langues parlées par les otages, qu'ils peuvent dès lors garder, mais ils peuvent aussi communiquer pour demander des rançons avec leurs Etats.

The Economist analyse aussi le profil social de ces combattants, souvent issus de la classe moyenne, pas toujours extrêmement religieux au départ, radicalisés pour échapper à l'ennui et se forger une identité, avant de se pencher sur la problématique de l'encadrement de leur retour au pays.

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