Après l'échec de Genève 2, les massacres s'intensifient en Syrie

La Syrie est le théâtre de violences depuis trois ans. Les négociations de Genève 2 se sont terminées sur un échec total. Le médiateur de l'ONU, Lakhdar Brahimi, a mis fin, samedi 15 février, aux discussions entre l'opposition et le gouvernement syriens. Ces discussions étaient dans l’impasse depuis trois semaines à Genève. Aucune date n’a été prévue pour une reprise des négociations.

Les discussions de Genève, c’est la chronique d’un échec annoncé. Ce round de négociations entre représentants du gouvernement et opposition syrienne n’a mené à rien. Durant cette période de négociations sous l’égide de l’ONU, plus de 6.000 personnes ont été tuées en Syrie.

Genève 2 signe un nouvel échec de la diplomatie sur le dossier syrien. Russes et Occidentaux s’accusent mutuellement de ce blocage. Les États-Unis et les pays européens ont perdu la main face à Moscou. Grâce à son allié russe, qui s’oppose à toute initiative au Conseil de sécurité de l’ONU, le président syrien Bachar al-Assad reste maître de la situation dans son pays.

Jamais les risques de déflagration régionale n’ont semblé aussi grands. L’Arabie Saoudite et les pays du Golfe continuent d’armer les groupes rebelles. De son côté, l’Iran soutien le régime de Damas.

La guerre va s’amplifier en Syrie

Après le fiasco de Genève 2, chaque camp reporte la responsabilité de l’échec sur l’autre. Les affrontements entre régime et rebelles vont redoubler de violences. Les atrocités du régime de Bachar al-Assad vont se poursuivre dans l’indifférence générale. Les bombardements aériens de villages entiers, les civils assiégés ou les enfants pris pour cibles ne semblent plus émouvoir la communauté internationale et l’opinion mondiale.

Face au régime syrien, l’opposition est de plus en plus divisée. Les rebelles de la première heure sont dépassés par les groupes islamistes, dont la majorité des combattants viennent de l’étranger. Des djihadistes qui commettent également de nombreuses exactions. Ce qui donne un prétexte au pouvoir syrien de multiplier les attaques. Régime syrien et groupes islamistes s’autoalimentent dans une spirale de violences de plus en plus meurtrières.

Le drame syrien

La poursuite des combats et le blocage diplomatique n’indiquent rien de bon pour la Syrie. Cette situation peut encore durer très longtemps… Tant que la communauté internationale ne réagit pas fermement… Tant que les Russes apportent leur soutien à Bachar al-Assad… Tant que le président syrien s’accroche à son poste… Tant que l’opposition reste morcelée... On peutorganiser toutes les rencontres internationales possibles, les morts continueront à tomber en Syrie.

En trois en de guerre, plus de 140.000 personnes sont mortes. Il ne faut pas oublier que les premières victimes sont les civils syriens.

Nicolas Willems

 

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