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Internet des objets: le changement c'est maintenant

L’infrastructure qui a longtemps fait défaut, est aujourd’hui disponible: la 3G, la 4G et surtout la nouvelle norme Wi-Fi AC qui atteint le Gbit par seconde. Les appareils intelligents arrivent à la pelle et le " Big Data" qui désigne les bases de données capables de récupérer toutes les informations échangées par les appareils intelligents pour en tirer de la valeur, s’organise lentement.

Les premières applications

Ces derniers jours, il a beaucoup été question de deux objets connectés: la brosse à dents qui dialogue avec votre smartphone, et le "Flower Power", un capteur qui, planté dans un pot de fleurs, communique avec son propriétaire en Wi-Fi pour lui signaler lorsque la plante a besoin d’eau. Sans oublier la balance personnelle qui envoie chaque jour à vos amis votre poids après la pesée du matin. On peut encore parler d’une mini- puce qui transmet des informations à partir d’un "babyphone" vers une tasse de café. Les mugs avertissent -par des graphique- si bébé est réveillé, si sa respiration est accélérée, s’il de pleurt, etc.

Et on voit aussi, que la clé de contact des voitures est peu à peu remplacée par un code sur votre smartphone.

Les villes connectées

Mais plus rapidement encore, nous assistons à l’apparition des villes connectées. Le bureau d’études Accenture parle d’une concurrence internet entre les "villes intelligentes" pour attirer les universités et les entreprises par la qualité de leur connectique citadine.

Barcelone investit massivement pour se positionner comme la première smart city, mais la concurrence est rude. En France, la ville de Nice a automatisé l’éclairage des rues pour l’adapter en fonction de la luminosité et de la densité de passage. S’il y a peu de gens dans la zone, l’éclairage est plus important pour réduire le sentiment d’insécurité.

Dans le même temps, des capteurs permettent de ne relever les poubelles que lorsqu’elles sont remplies et les feux de signalisation s’adaptent à la fluidité du trafic.

New-York a développé son propre "Internet des objets" A terme, des capteurs situés dans les bâtiments (publics ou privés) permettront de suivre le parcours d’une personne pour allumer et chauffer uniquement les zones où une présence humaine est détectée.

L’internet des objets médicaux

A Gand, un hôpital dispose d’un robot qui interagit avec les enfants pour décrypter des signes avant-coureurs de l’épilepsie, tandis qu’à liège un autre établissement recourt à des bracelets connectés pour suivre des malades de gériatrie et les localiser dans des zones dites de "confort" plutôt que de les enfermer dans des pièces.

Mais surtout, on pourra bientôt recréer des organes humains sur une puce pour réaliser des expériences sans plus toucher aux animaux. Et aussi attaquer des bactéries sous la peau à l’aide d’objets intelligents. Des scientifiques y travaillent déjà Aujourd’hui.

Sécurité: les objets pas pas plus sécurisés que les humains

La sécurité est l'un des points faibles de l’internet des objets. Tous les appareils connectés commencent à s’échanger des masses de données qu’il faudra pouvoir protéger. Une mission qui échoit aux pouvoirs publics qui devront encadrer le développement de l’internet des objets. Une mission d’autant plus urgente qu’aujourd’hui, un simple module de connexion "Machine à Machine" échange déjà 9 fois plus de données que ne le fait un humain avec son GSM.

Qui payera quoi?

Pour certains développeurs d’applications "machine to machine", les objets intelligents pourraient être gratuits. Par exemple des poubelles connectées qui liraient les codes barres des emballages de produits pour les recommander automatiquement à une enseigne de produits alimentaires. Lors d’une expérience à Evian, un petit appareil permettait ainsi de commander des packs d’eau par Wi-Fi.

Pas d’internet des objets sans standardisation

Souvent en pointe de l’internet des objets, les constructeurs de télévisions ou de solutions domotiques, proposent tous des systèmes fermés qui ne permettent une bonne communication qu’entre les produits de la même marque. Le même problème frappe les gadgets de contrôle de la santé (calcul du rythme cardiaque, podomètre, …). Ce qui fait dire aux spécialistes que le principal frein au développement de l’internet des objets ne serait ni financier, ni technique, mais bien normatif. Une maladie de jeunesse par laquelle sont passées toutes les nouvelles technologies. Avant d'exploser.

Jean-Claude Verset

 

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