Galileo, le GPS européen de l'avenir

Paraboles de Redu
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Galileo, vous le savez peut-être, c'est le projet européen de navigation par satellites. En d'autres termes c'est le GPS made in Europe. Quatre satellites Galileo orbitent déjà autour de la terre. Mais d'ici, 2020, ils seront 30. La Belgique et la Wallonie jouent un rôle important dans le développement de ce programme.

Pour s’en rendre compte, il suffit de se rendre à Redu. C’est là que l’agence spatiale européenne a installé une station de contrôle de ses satellites européens. Située dans une cuvette naturelle, à la lisière des bois, il s’agit d’un impressionnant champ d’antennes pointées vers le ciel. Une cinquantaine de personnes y surveillent en permanence la qualité du signal des quatre satellites Galileo qui gravitent actuellement autour de la terre. A terme, il y a en aura 30. Mais déjà maintenant le signal sécurisé PRS, c'est-à-dire le GPS destiné aux militaires, aux services de secours et à la police peut rivaliser avec celui des américains. La qualité de son signal mais surtout sa précision est actuellement de moins de deux mètres. A l’avenir, avec une précision de 20 cm, il battra à plate couture le GPS américain moins stable et surtout moins précis. Imaginez le sauvetage d'un homme en mer ou à la montagne à l'avenir.

Pour faire fonctionner Galileo, nous avons aussi besoin de tout un réseau de stations terrestres. Là encore, la Belgique joue un rôle stratégique.

C'est à Transinne, à deux pas de Redu, que tout le matériel de ces stations est fabriqué et installé aux quatre coins du monde. Vitrociset, c’est le nom de cette société, emploie actuellement 80 personnes mais elle en engagera une quarantaine de plus à l'avenir pour assurer la maintenance de toutes ces stations.

L'espace et les communications seront une source d'emplois considérable pour la Belgique et l’Europe à l'avenir. Selon la Commission européenne, le marché des produits et services de navigation par satellites pèsera 244 milliards d’euros en 2020.

Consciente de l’enjeu, la Belgique occupe déjà le terrain. Ainsi, une frégate de l'armée belge se rendra à la fin de l'année jusqu'aux confins de l'arctique pour tester le signal sécurisé PRS hors territoire européen.

D'ici 10 ans, Galileo sera tout-à-fait opérationnel. De quoi affirmer la totale indépendance sécuritaire de l'Europe. Et pour le grand public, c'est l'assurance d'un service bien plus précis et fiable que le GPS actuel.

Lucie Dendooven

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