Fusion des communes bruxelloises ? Vives réactions

Imaginez vous une énorme commune qui compterait plus d'un million d'habitants, tous les Bruxellois ensemble. Pour Rudi Thomaes, cela pourrait être un plus. Aujourd'hui, pense-t-il, il y a trop de réglementations différentes pour les entreprises, et puis ça pourrait coûter moins cher en frais de fonctionnement. Faux répond Charles Picqué : "Il est prouvé à travers quelques études que ce ne sont pas les communes ni leurs dépenses qui plombent les finances régionales".

Ok pour harmoniser les réglementations, dit le ministre bruxellois de l'Economie Benoit Cerexhe : "C'est déjà ce que nous mettons en place. Je pense notamment à la suppression de la taxe sur les ordinateurs, à la suppression du fond de compensation fiscale en région bruxelloise, et bien, on a pu faire tout ça mais sans pour autant supprimer les communes".

La BECI, pas très favorable

Parce qu'il ne faudrait pas non plus perdre en proximité, avis partagé par le député d'opposition MR et président de la conférence des 19 bourgmestres, l'Etterbeekois Vincent De Wolf : "Vous interviewez les gens et vous leur demander qui est ministre des travaux publics ou ministre de l'emploi à Bruxelles vous aurez très très peu de réponses, si vous leur demandez qui est votre échevin ou votre bourgmestre vous aurez beaucoup de réponses".

La résistance la plus remarquée est sans doute celle du groupement d'entreprises bruxelloises BECI. Olivier Willockx : "Je pense que la FEB est très compétente quand elle dit des tas de choses, mais sur la situation bruxelloise, non seulement ce n'est pas sa mission de s'exprimer là-dessus, mais en plus manifestement, ils ne connaissent pas le sujet". Pour les patrons bruxellois, "gérer une commune d'1,2 million d'habitants n'est pas envisageable". "Le vrai débat est ailleurs", a poursuivi Olivier Willockx sur Canal Z : "Faire des économies, c'est une chose. Mais il y a aussi la question du refinancement de la région de Bruxelles-Capitale. Bruxelles ne peut pas être dans une situation de demander tout le temps. C'est très malsain. Simplement, on devrait recevoir ce qui est juste de recevoir. Concrètement, l'idée serait de financer chaque région en fonction de la richesse qu'elle produit", a-t-il ajouté en rappelant que Bruxelles contribue au PIB à hauteur de 21%.

Une position unanime donc des Bruxellois sur cette revendication de la N-VA.

 

B. Boulet et Belga

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