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Les stéréotypes

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Les stéréotypes

Représentations et stéréotypes
Représentations et stéréotypes - © Tous droits réservés

Les médias sont faits de représentations et de stéréotypes. Comment les distinguer ?

Pour un journaliste, un caméraman, un artiste, un internaute ou n’importe quelle personne, la vie humaine est une représentation. La perception de la réalité et la compréhension du monde passent par le langage, le symbole, la connotation, le signe.

Un stéréotype est aussi une représentation, mais une représentation par grossissement, généralisation, raccourci.

Un stéréotype devient problématique lorsqu’il fige une personne ou un groupe de personnes dans des rôles, des fonctions ou des valeurs inférieurs comme si cette personne ou ce groupe ne bénéficiait pas vraiment des droits pourtant reconnus à chaque individu de par sa seule naissance : la liberté (notamment d’expression mais aussi d’aller et venir), l’égalité, l’intégrité, la dignité.

C’est en ce sens que l’on demande aux médias de " lutter contre les stéréotypes ".

Afin de respecter le droit à la liberté d’expression (dans l’information, le divertissement ou la création) et comme les stéréotypes peuvent être multiples, ambigus et ambivalents, les stéréotypes sanctionnables doivent être des messages qui:

– soit constituent réellement et volontairement une incitation à la discrimination, à la haine ou à la violence fondées notamment sur le sexe, la race, la nationalité, la religion ou le handicap, et qui ont pour but de nier la liberté, l’égalité et la dignité qui sont naturellement dues à une personne en tant qu’être humain;

– soit constituent une diffamation, une calomnie ou une injure à l’adresse d’une personne en raison notamment de son sexe, de sa race, de sa nationalité, de sa religion ou de son handicap.

C’est pour illustrer la question du décodage des stéréotypes que la RTBF a produit le microprogramme La Boite à clichés. La Boite à clichés, c’est la boite que tient le photographe, le caméraman, le cinéaste, le publicitaire, le journaliste ou l’internaute anonyme et avec laquelle il nous communique une information, une idée, une création. Mais c’est aussi la boite que nous avons tous là, notre cerveau, notre boite noire, qui encode, décode et déconne parfois. Le téléspectateur/auditeur/internaute est à lui tout seul une " boîte à clichés " libre d’accepter ou de refuser les sons et les images présents dans les médias. La " Boîte à clichés " invite à identifier ou décoder les clichés pour les remettre en question et les dépasser.

8 capsules ont été diffusées fin 2012, centrées sur les stéréotypes liés à la Femme, aux femmes, à l’Homme, aux hommes et à leurs relations :

- Les femmes sont maladroites

- Les blondes sont idiotes

- Les femmes manquent d'humour

- Les hommes ne pensent qu'au sexe

- Les hommes ne pleurent pas

- L'homme domine la femme

- Les femmes manquent d'ambition

- Les hommes sont violents

 

Depuis, les Boites à clichés ont visé tout le champ de la diversité. En 2015, quatre nouvelles capsules ont été produites en partenariat avec le Carrefour des cultures, Henallux, Quinoa et AMO Passage. En voici un exemple :

En 2017, sept nouvelles Boites à clichés ont été produites. Elles seront publiques à la rentrée de septembre.

 

Par ailleurs, l'émission On n'est pas des pigeons du 4 février 2016 a elle aussi fait une séquence sur les clichés et les idées reçues :