Les bienfaits des coings

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On connaît Sainte Hildegarde von Bingen, proclamée docteur de l’Eglise par le pape en 2012, pour ses remèdes de santé naturelle qu’elle préconisait au XIIième siècle en Allemagne. Certaines tisanes vendues aujourd’hui dans le commerce sont inspirées de ses recettes ou y font allusion.

Ce qu’on sait moins, c’est que la religieuse préconisait souvent la consommation des coings (appelés alors cognassiers) dans ses écrits en cas de rhumatismes, de goutte ou de diarrhée :

Extrait dans le langage imagé de l’époque, merci à l’Herboristerie Hildegarde de Fallais

«Le cognassier (…) cuit ou grillé (…) est très bon à manger pour les bien-portants et pour les malades. De fait, celui qui est attaqué par la goutte doit souvent manger de ce fruit, cuit ou grillé ; ainsi la goutte s’apaise en lui, si bien qu’elle ne blesse pas ses sens et n’abîme pas ses membres. Celui qui crache beaucoup de salive mangera souvent de son fruit, cuit ou grillé : il asséchera l’intérieur de son organisme, de sorte que la salive diminuera en lui. Lorsque, chez un homme, se trouvent des ulcères ou de la fétidité, il devra faire cuire ou griller ce même fruit, le placer sur les plaies avec d’autres condiments, et il guérira. »

Sainte Hildegarde recommande donc les coings dans divers cas : rhumatismes et goutte, diarrhées et problèmes intestinaux. Etonnamment, ces recommandations semblent se vérifier quand on analyse d’un peu plus près les coings.

Un fruit bénéfique pour les intestins ?

Oui ! Le coing entier est riche en tanins et en pectine. Les tanins ralentissent le péristaltisme intestinal, et les pectines sont capables de retenir une grande quantité d'eau. Ces deux actions concourent à atténuer la diarrhée (sans pour autant en soigner la cause).
Par leur action astringente, les tanins du coing jouent aussi un rôle protecteur sur la muqueuse intestinale : ils resserrent les tissus, ce qui rend les couches muqueuses superficielles moins fragiles, tout en protégeant les couches sous-jacentes.  Certains affirment que la consommation régulière du coing prévient les troubles du colon.
Dans le cadre d’une cure détox, les pectines du coing sont réputées adsorber et inhiber les toxines, et ses tanins possèdent une action antiseptique. Des effets intéressants pour lutter contre des bactéries ou des germes indésirables, souvent présents en cas de diarrhée.

Une action sur les sucres :

La composition du coing en fait aussi un allié pour régulariser le métabolisme des sucres. Les pectines gélifiées par la cuisson permettraient d'abaisser l'index glycémique. Et sa  teneur élevée en fibres insolubles serait capable d'entraîner une diminution de la sécrétion d'insuline post-prandiale. Bon à savoir pour les diabétiques de type 2.
Moins documenté mais à souligner, une baisse du taux de cholestérol sanguin peut être espérée lorsqu’on consomme régulièrement le fruit, par ralentissement de l'absorption des lipides, et augmentation de leur élimination.

Douleurs et rhumatismes :

L’action étonnante des coings sur le rhumatisme se constate lorsqu’on consomme une purée de coings la moins sucrée possible et la plus brute possible sur le pain chaque jour, éventuellement accompagnée par un demi verre de pur jus de coings par jour. Elle s’explique plutôt par l’approche « naturopathique » qui consiste à rééquilibrer le « terrain » digestif pour faire baisser l’inflammation.

Conseils pour tous :

- Cure de coings :

En cas d’inconforts articulaires ou digestifs, on peut consommer sans crainte chaque jour pendant un peu plus d’un mois si possible l’équivalent d’une cuillère à soupe de purée de coings non sucrée (comme une confiture, au petit déjeuner) et un petit verre de pur jus de coings par jour au cours des repas. Convient aux diabétiques de type 2 car index glycémique faible.

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- faire ses produits aux coings :

Envie de faire de la purée ou de la gelée ? Choisissez bien vos coings. Une fois cueilli, le coing ne mûrit plus. Un coing mûr se reconnaît à sa couleur bien jaune et à son parfum agréable. Le duvet qui le recouvre doit également se décoller facilement en frottant le fruit. Le coing est généralement consommé sous forme de compote, de gelée ou de confiture. Si vous faites de la gelée, tentez une recette avec la chair du coing plutôt qu’avec l’eau récoltée après sa cuisson. Elle sera plus riche en nutriments.

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